dimanche 29 octobre 2006

Un monde où la procédure est Reine...

Mardi dernier (le 24/10) les gars de la la PT (Portugal Telecom) ont traîné dans le coin pour bidouiller le réseau. Le matin coupure de téléphone d'une heure (je l'ai vu parce que mon net ne captait plus), l'aprem', coupure à partir de 14h30... et puis pas de retour de ligne. Bizarre. Vers 18h, une voisine nous a confirmé que son tel. marchait et d'autres voisins aussi. C'est clair : les gars de PT ont débranché des fils et ont oublié de rebrancher les nôtres... le lendemain, je suis allé dans le petit magasin PT. La dame très gentille m'a dit que pour signaler une panne fallait appeler... oui c'est "la procédure" logique, si ton téléphone ne fonctionne pas il faut que tu téléphones au service concerné... La dame PT a bien compris que la panne est survenue après l'intervention des techniciens PT... mais, pour m'aider, ce qu'elle pouvait faire c'était me me prêter un téléphone... déjà c'est bien qu'ils aient le téléphone dans leur magasin de téléphones.

Après avoir "tapé 1 puis 2" j'ai eu une autre dame PT au bout du fil. Son rôle, collecter mon nº de tel. et la description de la panne. Quand j'ai essayé de lui expliquer pourquoi elle m'a dit qu'elle y pouvait rien. Je lui ai demandé combien de temps je devrais attendre, elle m'a répondu 2-3 jours !!! J'ai essayé de lui répéter que c'était une panne causée par l'intervention de la PT.... elle comprenait mais n'y pouvait rien, c'était "la procédure"... m'a dit que je pouvais appeler le nº machin pour savoir où ça en était... Ok...

Le lendemain, pas de technicien de PT dans lecoin.

Le jeudi, nobody of the PT dans le corner... à 18 heures j'ai appelé le susdit nº...
Aprés avoir "tapé 2 puis 2" le répondeur m'a dit texto : "avarie en cours d'analyse"... hmmmm... c'est du foutage de gueule non ? ç'aurait été bien plus pertinent d'avoir une prévision d'intervention... MOTHER F#§*@+~ !!!!!!

Vendredi, nadie de la PT a venido para reparar el putano de telefono de su madre !!!

Samedi 15h30, enfin !! L'homme en bleu de la PT est venu Allez Louis A. !!!

Première manip' du monsieur : prendre notre combiné et vérifier qu'il y a bien une panne. Bah oui j'ai l'air du gars qui appelle les dépanneurs sans raison juste pour voir leur uniforme bleu logotypé... je lui ai répété que la panne est survenue après l'intervention de ses collègues en bleu de la PT sur le réseau... Il m'a répondu que c'était "la procédure"... m'a fait bouger le gros meuble derrière lequel se trouvait la boite de distribution parce que c'était "la procédure"...
Pronostique du spécialiste en bleu PT : "faut que j'aille voir sur le poteau dehors"
"Tiens ?! C'est étrange !" Ai-je failli lui dire sarcastiquement...
Le gars est sorti, en oubliant la fiche d'intervention sur la table. Je suis curieux j'ai lu. infos intéressantes :

"Priorité : SP (sans priorité)" [tant qu'à faire ! je ne suis qu'un client qui paye 15€/mois d'abonnement]
"Objectif : 30/10/2006 ; 15h30" [on a eu du pot que le gars aime bosser le samedi ; le voilà le type d'info qu'il faut donner au lieu de "panne en cours d'analyse"]
"Observations : monsieur n'est pas très content avec la PT" [encore une information importante, le fait que la panne soit apparue après l'intervention des compétents techniciens de cette magnifique entreprise de communications appelée PT, c'est tout à fait secondaire...].
J'ai demandé au gentil homme en bleu ce qui c'était passé et il a répondu "qu'à force de brancher et débrancher les câbles, les petits fils cassent et le signal passe plus. "
J'ai voulu lui dire que ç'aurait été plus simple si les technos qui avaient oeuvré le mardi 24/10 étaient repassés en coup de vent le lendemain pour rebrancher les fils... Le monsieur en bleu de la PT m'a ressorti l'argumentaire de gestion des mécontents : "c'est la procédure", "je ne suis pas responsable", "je ne fais que mon boulot"...

C'est y pas paradoxal que les entreprises de grande envergure comme la PT, dépensent leur pognon à venir dire à la TV, à la radio, sur des affiches que, comme chaque client est unique, chaque client sera traité spécifiquement... quand il s'agit de réagir à un dysfonctionnement, chaque représentant de la boite au service de ce client unique se cache derrière "je ne suis pas responsable, je ne peux que... désolé"... et suit la procédure prévue pour tous...

Morale de l'histoire : chaque fois que je verrais un technicien en bleu de la PT roder dans le coin je le suivrai, je ne le laisserait pas partir avent d'être sûr que le tel marche encore. Quoi c'est pas bien la méfiance ? Le technicien qui est venu samedi a bien vérifié qu'il y avait bien une panne.... chacun son tour.

lundi 23 octobre 2006

Wanted : le défécator des rails

Updated: 17:16, Monday October 23, 2006

Police are searching for a man who has been defecating on trains across the country, causing around £60,000-worth of damage.

The offender has struck on at least 30 trains since August, mainly in the South East, smearing excrement inside the carriages.

He waits until he is alone in the carriage before committing the offence.

His "exceptionally anti-social" actions have even resulted in carriages being taken out of service.

En gros il est dit que ce monsieur parcoure la Grande-Bretagne en chiant dans les trains. il a mis hors-service une trentaine de trains de puis août causant £60.000 de dégats

dimanche 22 octobre 2006

La chanson qui passe par ma tête...

Devendra Banhart - I Feel Just Like a Child



so do I...

Petit plaisir par jour de pluie...

... rouler dans les grandes flaques d'eau en voiture...


ok


sans qu'y personne dans le coin ;)

... aussi, marcher dans les flaques... splash splash

Le Chien et Le Flacon

Études de chiens par Andrea del Sarto


«- Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum, acheté chez le meilleur parfumeur de la ville.»

Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s'approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi, en manière de reproche.

«- Ah! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d'excréments, vous l'auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous-même, indigne compagnon de ma triste vie, vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies.»

Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris

vendredi 20 octobre 2006

Crazy this song

Gnarls Barkley - Crazy (version alternative)

Ce qui chante dans ma tête...

Gnarls Barckley - Smeiley Faces

mercredi 18 octobre 2006

Lu | Vu | Entendu

LU
  • J'ai lu qu'une dose modérée de café peut pousser un individu à dire plus facilement "oui"... J'y penserai la prochaine fois que j'aurais un RDV galant ;o)
  • J'ai lu dans Science & Vie que "d'ici 2100, de 50 à 90% des [7000] langues parlées actuellement auront disparu." Non, pas au profit de l'anglais. Les langues sont vivantes. Elles vont s'adapter, changer, fusionner, se scinder, se transformer, comme cela a été le cas les siècles derniers.
VU
  • Les premiers épisodes de la 3ème saison de Lost. Enfin des réponses !!
  • Les premiers épisodes d'une nouvelles série Eureka... une ville imaginaire où les habitants ont des Q.I. super-développés et où c'est la science qui gouverne. Ça casse pas 3 pattes à un canard mais y a un peu d'humour, quelques effets spéciaux... bref c'est gentil.
  • La vie de Bryan une parodie de la vie de Jésus des Monty Python. Une des premières scènes c'est le discours de Jésus et les gens du fond n'entendent rien, comprennent tout de travers et demandent à ce qu'il parle plus fort. Comme ils en on marre ils vont assister à une lapidation...
Entendu
Ain't No Other Man le nouveau tube de Christina Aguilera. C'est des samples avec tchucatchuc et des paroles simplettes mais c'est bougrement efficace pour faire tapoter du doigt sur le volant et en rythme :-)

Wake Up This Morning

Ce matin je me suis "réveillé" comme ça :

mardi 17 octobre 2006

dimanche 15 octobre 2006

He's a super man... Superman !

Hier j'ai regardé Superman version... 1978. C'est déjà passé plein de fois à la télé et y a long temps. J'avais pas encore mes yeux de cinéphile, j'avais rien vu.

Donc hier, avant de voir Superman Returns (bah non j'ai pas encore osé lol), j'ai vu l'original.

Le film commence par un générique de 5 minutes avec effets visuels faits avec Wordart® sur Power Point® et accompagné d'une musique de John Williams, le gars qu'a fait la zik de Star Wars®. C'est aussi scénarisé par Mario Puzo, celui qui a écrit Le Parrain.

Ensuite apparition de Marlon Brando, les cheveux teints en blanc habillé d'un drôle d'uniforme blanc-brillant estampillé d'un "S" qui ne veut pas dire Superman. J'adore !

C'est un très bon spectacle. On voit pas passer les 2h25 malgré les effets spéciaux un peu "voyants" :) C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ce film, ses imperfections...
Bon, l'autre imperfection du film, mais qui n'a pas de charme, c'est la fin. Bâclée. Le gars fait reculer le temps en inversant le sens de la rotation de la terre juste pour sauver Loïs, il va au centre de la terre pour boucher la faille qui fait trembler la Californie et puis s'en va après avoir transporté les méchants en prison... C'est tellement énorme que ça a le même effet inachevé que le Mask inventant et tirant une chasse-d'eau pour faire disparaître le pas gentil :-(

Et puis y a des trucs ridicules :

- le sac-à-dos de Clark quand il a 17-18 ans et qu'il est au lycée

C'est ridicule ! C'est même pas un sac-à-dos, c'est un cartable ! Utiliser un cartable à 18 ans c'est la honte même si t'es cap' de courir plus vite qu'un train ou soulever un camion !

- cette Loïs est miro


Franchement, elle voit Clark et Superman à même distance et elle est pas cap' de faire le rapprochement ?! Waaaah Super journaliste !!! C'est peut-être la bouclette de cheveux de Superman... Ça change tout ! A moins qu'elle ne regarde pas Clark. Il est maladroit, gourd et lourd et donc elle le calcule même pas... pfffff ces filles toutes les mêmes !!

vendredi 13 octobre 2006

Rebel Rebel

Hier matin, vers 9h00 je me dirigeais vers le marché en ville. Pour ce faire, il faut parcourir une avenue bondée de voitures.
Une ambulance, transportant un malade (je voyais un monsieur inquiet à l'arrière contre le carreau du Transit) voulait passer. Elle était à quelques mètres d'un rond-point. En face ça roulait mieux que vers la droite. Une voiture blanche bloquait l'ambulance. Le conducteur n'avait qu'à faire quelques manoeuvres pour laisser les 50 cm dont avait besoin l'ambulance. Mais non. Le conducteur de la voiture blanche est un rebelle. Il va pas laisser la priorité à une ambulance pressée... non mais ! Chacun son tour, qu'il se dit.
30 secondes c'est rien, mais pour un malade dans une ambulance... ça change tout.
Pas grave ! "je suis un rebelle moi, je laisse pas les ambulances moi !"

Il y a quelques temps je parlais de Joe Lacombine, voici donc Joe Lerebelle.
Celui qui se gare sur un trottoir obligeant les piétons, adultes et enfants, mamans avec poussette, personnes à fauteuil roulant à risquer leur vie sur la chaussée.
Celui qui se gare en double file à coté d'une autre voiture qui est déjà en double file dans l'autre sens de la rue.
Celui qui pile sans mettre de clignotant et enclenche ses warnings t'obligeant à faire des manoeuvres pour pour passer et te disant "passe par dessus !"
Celui qui ouvre ça portière alors que t'es à 5 mètres de lui et te fait un doigt si tu klaxonnes.
Sans parler des rebelles qui causent des accidents et qui se foutent s'ils y a des blessés et s'occupent surtout de ramper devant leur "RDV" pour dire qu'ils seront en retard....
....
Les Joe Lerebelle exprime beaucoup leur rébellion sur la route.

Je suis pas assez courageux pour être rebelle, mais ça ne m'empêcherait pas de leur marcher sur la gueule à ces bandes de cons !

jeudi 12 octobre 2006

Life's a ride...

Entendu dans Six Feet Under S02E08 It's The Most Wonderful

Une motarde parle de son mari (motard) décédé (lors d'un accident de moto) avec Nate (le directeur des pompes funèbres) la nuit de l'enterrement :

La veuve : [La première fois qu'il m'a vue] Il s'est avancé droit vers moi, je n'oublierai jamais ça, et il a dit: "Si je ne te demande pas de venir faire un tour avec moi, je le regretterai le reste de ma vie". Et le tour a duré 23 ans. Il disait toujours que ses deux choses favorites, c'était monter sa bécane et me monter, moi. Et il nous traitait toutes les deux comme des reines.

Nate : Vous regrettez sans doute qu'il n'ait pas pris autant soin de lui-même.

La veuve : Chéri, ça n'était pas dans ses gènes. S'il avait été prudent, il aurait pu vivre plus longtemps mais... aurait-il autant apprécié sa vie ? Et moi, aurais-je autant apprécié sa vie ?

Un constat de bonheur....

Entendu dans Six Feet Under S02E08 It's The Most Wonderful

Je crois qu'on peut s'en estimer heureux.
A moins qu'on ait baissé notre degré d'attentes

au point qu'on ait abandonné tout espoir
en quelque chose de meilleur.

Pour être intelligent...

... il suffit d'être aimé.










Personne m'aime...

lundi 9 octobre 2006

Qui a tué Daniel Pearl ?

Ayé j'ai fini la lecture du bouquin de BHL (Bernard-Henri Lévy) sur Daniel Pearl.

Daniel Pearl était un journaliste du Wall Street Journal en reportage en en Asie du Sud (Inde, Pakistan voire Afghanistan...). Il voulait en savoir plus sur Richard Reid, un anglais qui a essayé de prendre un avion en destination de Miami avec les semelles de ses godasses bourrées de matériel explosif. Il a été égorgé en février 2002.

Daniel Pearl était juif-américain et avait de la famille en Israël. D'habitude c'est pas le genre d'information importante mais, il était à un endroit où être juif, américain et en plus avoir des liens avec Israël te transforme, aux yeux de certains, en Satan vivant. D'après ce que dit BHL, Daniel était [énervant tellement il était] parfait. Il faisait bien sont boulot, était curieux par nature en plus de par métier, avait un esprit ouvert, était tolérant, intègre, respectueux, drôle... un gars parfait.


Lors de sont enquête sur Reid il a été repéré par un groupe militant de gens qui lui ont tendu un piège. A la tête de ce groupe il y avait Omar Sheikh. Omar est un anglais d'origine pakistanaise. Il a vécu les premières vingtaine d'années de sa vie à Londres. il a étudié à l'école publique où il était un bon élève. Il participait a des tournois d'échecs et de bras de fer. Il était ouvert, tolérant, respectueux, drôle... un gars parfait.

Et puis il s'est engagé en Bosnie, et il a changé. Il s'est fait des contacts avec des filiales de Al Qaeda et d'autre groupes et leur solution pour faire pression sur l'occident était de kidnapper des gens. C'est tombé sur Daniel qui en plus était juif, et américain, et avait de la famille en Israël. Ils se sont filmés en train de l'égorger et ont fait circuler la vidéo sur le net. (je la fais courte)

D'après le bouquin Omar était un agent des services secrets du Pakistan. Ayant des connaissances en economie et finance très poussées, il aurait aussi tradé des actions pour Bin Laden à la veille du 11/09/2001 en prévision de la chute des cours...
On se demande même si ces "services" étaient pas derrière l'attaque au WTC en joint-venture avec Al-Qaeda. Sur wikipedia, il est dit que le Président Pakistanais écrit dans son dernier livre que Omar était en fait dans le M16 (les services secrets britanniques) qui l'ont envoyé en Bosnie... C'est un personnage très flou cet Omar.

Je t'ai parlé de ces 2 personn(ag)es, intéressants, passionnants... et le livre de BHL ?

J'ai bien aimé le style FPS (First-person Shooter comme le jeu Quake) de BHL : "j'ai rencontré un tel... je suis allé à tel endroit... j'ai vu la maison qui ressemble à celle du crime... un tel me dit ceci mais je sens qu'il me ballade... j'ai peur... je sais pas si c'est vrai... ce que me dit çui-la est énorme mais j'ai pu confirmer avec d'autres gens..."

Sur le fond, je sais pas, je peux pas vérifier. Je dis ça parce que beaucoup de critiques à ce livre disent que c'est bricolé, qu'il a rien compris que c'est pas vrai. Je sais pas, c'est crédible en tous cas. Peut-être que ces critiques s'ils sont si au courant devraient mouiller la chemise pour faire la lumière et démêler les fils...

samedi 30 septembre 2006

Chico Esperto

Aujourd'hui je vais te parler de Chico Esperto. C'est l'expression portugaise qui a pour équivalent "Joe Lacombine" en France. Chico est à la fois le diminutif du prénom Francisco (Francis) et un autre mot pour dire cochon. C'est le genre de gars qui a des combines pour un tas de choses, et qui est malin. C'est celui qui resquille dans les files d'attente, se gare là où personne n'a osé se garer... bref, il se débrouille.

Ce matin j'ai fait la connaissance de Chico Esperto père & fils ou plutôt Zozo Lacombine père & fils. Bon, une explication :

Mes parents on appart' en location avec un contrat de 5 ans renouvelable, depuis 9 ans (c'est important pour la suite). Les locataires sont une famille de milieu modeste avec 2 enfants, fille et garçon.

Le père est chauve à moustache et doit mesurer 1m50 à pieds joints sur 3 annuaires téléphonique du 93. Il bricole ici où là. La mère, que je n'ai jamais vu, bossait à l'usine. Ces anciennes collègues la voyaient marquée par des coups certains matins et surtout, elles voyaient une femme malheureuse à cause de sa famille. Les gamins, 18-20 ans ont arrêté la scolarité tôt, et vivotent de petits boulots et d'ASSEDIC... Dans l'immeuble on se souvient d'eux comme toujours en train de foutre sur la gueule et se disputer... Ils étaient pas très réguliers dans les paiements des loyers mais bon c'est la crise, ça arrive... personne n'est parfait ... ils payaient quand même... en retard...

Mais, en mars ils ont cessé de payer les charges, et en juin, le loyer. A la mi-août ils ont déménagé en loucedé sans laisser d'adresse... on s'en est rendus compte en essayant de les joindre pour qu'ils payent leur arriérés... mi-septembre, la fille puis le gendre ont essayé de rendre (jeter) la clef à l'agence qui ne l'a pas acceptée vu que normalement, quand on a l'intention de quitter un endroit que l'on loue, on prévient d'avance, on convient d'un RDV pour voir si c'est pas dégradé... et se dire au revoir... apparemment les tourtereaux et leur famille, n'adhèrent pas à cette normalité là... ils croyaient que c'était comme la clef des chiottes qu'ils rendent au gérant après utilisation...

Ce matin, en ville, j'ai vu au loin mon père en grande discussion avec 2 personnes, c'étaient donc les 2 Zozos Lacombine... je me suis approché pour équilibrer le nombre en cas de duel ;-) car mon père, pour ceux qui le connaissent pas, c'est le genre à perdre son sang froid et à partir au huitième de tour. Le père Zozo disait qu'il ne devait rien, qu'il avait voulu rendre la clef, qu'on avait qu'à la prendre et qu'il s'en foutait. J'ai essayé de ramener le calme en rappelant les règles de base quand on quitte une location : on paye ce qu'on doit, on prévient du départ et on prend RDV pour "un état des lieux"... Le fils Zozo m'a dit en levant l'index et le menton, et de façon fière et péremptoire "Mais non, d'abord le contrat il est illégal !" Je suis sûr qu'un satellite tout pourri des années 80 en orbite pourrait voir en taille réelle la stupéfaction gravée sur mon visage à ce moment là ! "Pourquoi c'est illégal ?" demandes-je innocemment. "Parce que ça a une durée de 5 ans et y a 4 ans on a pas été prévenus que ça continuait !" A ce moment le satellite tout pourri a parcouru les 36000 km qui le séparaient de moi en 1/4 de seconde pour frapper ma tête violemment. "Quoi ? Mais t'as mal compris, si tu as bien lu le contrat c'est écrit aussi que si aucune des parties ne fait opposition, le-dit contrat est renouvelé automatiquement, comme le contrat d'assurance avant." Le fils Zozo écoutait ces mots avec le regard concentré sur le sol, il y scintillait peut-être un bout du satellite tout pourri... Et puis, Zozo père et fils se sont mis à dire que non, que c'était pas vrai, "z'avais qu'à aller voir le tribunal on en a rien à foutre !"

Et c'est ainsi que j'ai fait connaissance avec Zozo Lacombine père & fils.

Comment est-ce possible que des gens aient pu se berner comme ça ? Bien sûr, on agit comme s'ils étaient toujours locataires, le loyer et les charges courent, additionnées des pénalités... mais les membres de la famille Zozo croient nous avoir bernés vu qu'ils pensent ne plus être sous contrat...

hmmmm that's strange... normalement, quand t'es de bonne foi, tu demandes. "c'est bon je peux rester même si les 5 ans sont passés ?"... ils ont dû oublier... ;)

Comme le disait Einstein deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine ; en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.

vendredi 29 septembre 2006

Si tu n'as pas mieux que le silence...

... tais toi.

All you need is ubuntu

ubuntu : Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous.

You and me, me and you, lots and lots, for us to do

By Sean Coughlan
BBC News Magazine

Bill Clinton told the Labour conference to get into ubuntu. Eh?

Ubuntu. That was what Bill Clinton told the Labour party conference it needed to remember this week. "Society is important because of Ubuntu."

But what is it? Left-leaning sudoku? U2's latest album? Fish-friendly sushi?

No, it's a word describing an African worldview, which translates as "I am because you are," and which means that individuals need other people to be fulfilled.

The former president, husky-voiced and down-home with the delegates, gave it a folksy flavour, describing it in terms of needing to be around others to enjoy being ourselves.

Ubuntu, noun. Humanity or fellow feeling; kindness [Nguni]. Collins English Dictionary

"If we were the most beautiful, the most intelligent, the most wealthy, the most powerful person - and then found all of a sudden that we were alone on the planet, it wouldn't amount to a hill of beans," said Mr Clinton.

The word comes from the Bantu languages spoken in southern Africa - and is related to a Zulu concept - "umuntu ngumuntu ngabantu" - which means that a person is only a person through their relationship to others.

And it's entered the political lexicon through the political changes in South Africa.

Archbishop Desmond Tutu, in his book No Future Without Forgiveness, says: "Ubuntu is very difficult to render into a Western language... It is to say, 'My humanity is caught up, is inextricably bound up, in what is yours.'"

Decline

In his definition, it means that there is a common bond between people - and when one person's circumstances improve, everyone gains and if one person is tortured or oppressed, everyone is diminished.

Mr Tutu's identification with ubuntu has given rise to the idea of "ubuntu theology" - where ethical responsibility comes with a shared identity. If someone is hungry, the ubuntu response is that we're all collectively responsible.

There is a spiritual as well as practical dimension to this - with ubuntu reflecting the idea that we're part of a long chain of human experience, connecting us to previous and future generations.

Ubuntu has also entered the language of development and fair trade - with campaigners using the word in aid projects for Africa in ways that suggest this will be an African solution for African problems.

Ironically, says Rob Cunningham, Christian Aid's programme manager for South Africa, just as the word is taking off in Western society the values it embodies are in decline in the land of its origin.

"In my conversations with partner organisations and the communities they work with, and among older people, there's a deep sense of loss of ubuntu," says Mr Cunningham. "To me, it means sitting down in a Zulu hut in KwaZulu-Natal sharing scarce food and a brew and a few stories."

There are ubuntu education funds, ubuntu tents at development conferences, ubuntu villages, an ubuntu university - and it's now the name of an open-source operating system.

Expect to hear more from ubuntu in the future.

SOURCE : BBC News

mercredi 27 septembre 2006

Moi en vrac...

Salut lecteur/trice,
Je suis toujours par là. Je me suis tu pendant quelques jours pour cause de crêve et de manque de concentration. J'en ai écrit des billets, mentalement ! Mais j'arrivais pas à me mettre devant cet écran et ce clavier pour les matérialiser. Quelques notes en vrac :

- JOYEUX ANNIVERSAIRE A BAHBOW ! 1/4 de siècle déjà !

- Félicitations à Bina parce qu'elle a trouvé un chez elle vraiment à elle, elle va voler de ses propres ailes en s'aidant de celles de son Padou. Je nous félicite aussi (Bina et moi) pour notre amitié qui dure depuis... avril 2002... On s'est croisés dans cette entreprise de gâteaux de sinistre mémoire. C'est bien connu, toute plante née dans la merde ou la boue pousse plus vite, devientplus forte et résistante, ainsi sera notre relation... tant que nous restons nous mêmes ;-)

- Pour compléter mon billet sur "l'affaire Benoit 16", j'ai appris dans Arrêt sur Images que l'extrait de la conférence qui a mis le feu aux poudres a été "sorti" par l'AFP. La dépêche dit en gros "Le pape a dit ceci cela" et n'ont pas "dans le cadre d'une conférence de tant de temps, il a cité tel écrivain et empereur byzenthin, et a terminé par «la religion ne doit pas être à l'origine de bains de sang..." cette dépêche a ensuite été citée par des gens qui avait intérêt à faire croire que le pape a dit des choses pas gentilles en vue de monter les gens les uns contre les autres...

- J'ai mis à jour mon Ubuntu vers Edgy Eft Knot 3. Ça marche très très bien

- J'ai entamé la lecture de "Qui a tué Daniel Pearl ?" de BHL que j'ai acheté... 1€ en 'tos chez Leclerc. C'est très intéressant, j'en ferais un billet dès que j'ai fini.

- J'ai remarqué, concernant les amis que j'ai eu après 2001, étant parti de la France fin 2003, ; que la durée pendant laquelle nous avons été séparés par la distance (bientôt 3 ans !) est plus importante que la durée pendant laquelle on s'est vus de visu en live réel. Pourtant, le fond ne change pas, on s'entend toujours bien, même si on se parle moins souvent. C'est un motif de bonheur pour moi. Pourvu que ça dure. Je n'oublie pas les amis d'avant 2001, qui sont Bilal et Bruno... bien sûr depuis un nombre d'années à 2 chiffres !! Les amis, c'est la partie de mon monde que je préfère !

lundi 25 septembre 2006

Des mots...

Cet aprem' j'étais au Supermarché. Je parcourais les allées distraitement quand j'ai vu une famille de filles au rayon sucreries : la Mémé, la maman et la petite fille de moins de 10 ans. La petite fille faisait des siennes en mettant des trucs en plus dans le caddy... La maman a eu une réaction exemplaire :
"Cette pute est en train de mettre des conneries dans le caddy. ARRÊTE !"

Ça m'a rappelé une autre maman, en France qui appelait son fils qui la distançait sur le trottoir :
"Eh ! Viens par là tête de mort ! Je vais te démonter !"

Ensuite, bien sûr, on parle de parents qui n'arrivent pas à se faire respecter... des gamins qui déconnent, qui respectent rien, et se respectent pas eux mêmes...

mardi 19 septembre 2006

Pensée

Un tatouage drôle, tout en étant pas plus cher, peut changer l'ambiance lors d'une autopsie.
Pierre Legarré

lundi 18 septembre 2006

Pourquoi ?

Entendu dans Lucky Louie S01E01 "Pilot"

Lucy et son papa prennent leur petit déjeuner :

Lucy : Papa, on peut aller jouer dehors ?


Papa : Non.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Parce qu'il est cinq heures du matin, et c'est trop tôt.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Le soleil ne s'est pas encore levé.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Parce qu'il se lève plus tard.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Ben, la Terre tourne sur elle-même, et quand elle a assez tourné, le soleil se montre à l'horizon.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Je sais pas.

Lucy : Pourquoi ? Pourquoi tu sais pas, Papa ?

Papa : Parce que je n'écoutais pas à l'école, d'accord ?

Lucy : Pourquoi ?


Papa : Parce que j'étais défoncé tout le temps. Je fumais trop d'herbe.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : Je pensais pas que ça importerait.


Lucy : Pourquoi ?

Papa : Je me disais que ma vie se construirait par elle-même. Mais ensuite j'ai rencontré ta mère, et tu es arrivée. Et maintenant je bosse dans un garage.

Lucy : Pourquoi ?


Papa : Ben, il trop tard pour moi de me lancer dans un carrière, et puisque ta mère a un boulot qui paie bien, je reste à la maison pour m'occuper de toi, parce que tout ce que je fais ressemble à une grosse blague.


Lucy : Pourquoi ?

Papa : Ben, l'économie des services a remplacé celle de l'industrie... et il n'y a plus de vrais boulots en Amérique.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : On avait de bons boulots pendant un moment, mais c'était seulement par chance, et maintenant elle a tourné.

Lucy : Pourquoi ?

Papa : C'est comme ça.


Lucy : Pourquoi ?


Papa : Parce que Dieu est mort et on est seuls.

Lucy : D'accord.

Wake up this morning

Ce matin je me suis réveillé comme ça

Quoi ? On s'endort 5 minutes après les célébrations du 11/09 et on se retrouve avec une guerre de religions qui nous pend au nez ? Mais c'est fini oui ? Faut décompresser un peu !

Le pape Benoît XVI a évoqué mardi 12 septembre lors d'un discours à l'Université de Ratisbonne (sud de l'Allemagne) le rapport entre foi, raison et violence dans la religion musulmane.
Il s'est référé à cette occasion à un livre de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue (1350-1425). Dans cet ouvrage, Entretiens avec un musulman, 7e Controverse, présenté et publié dans les années 1960 par le théologien allemand d'origine libanaise Théodore Khoury, l'empereur expose le dialogue qu'il a entretenu, probablement entre 1394 et 1402, avec un Persan musulman érudit. (Nouvel Obs')
Sur le site du Nouvel Obs' et sur BBC News on peut trouver le discours (extraits + l'intégralité) prononcé Benoit lors de cette conférence.
Donc il dit bien :
"Dans ce discours, je voudrais seulement aborder un point -- plutôt marginal dans le dialogue -- qui m'a captivé, en rapport avec le thème de la foi et de la raison, et qui me sert de point de départ pour mes réflexions sur ce thème.
[...]
Mais l'empereur connaissait aussi naturellement les commandements sur la Guerre sainte contenus (...) dans le Coran. Sans s'attarder sur des détails, comme la différence de traitement entre les "croyants" et les "infidèles", il pose à son interlocuteur, d'une manière étonnamment abrupte pour nous, la question centrale du rapport entre religion et violence.
"Il lui dit: 'Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait'
C'est devenu, traduit certains medias sensacionalistes : "Le pape a dit que Mahomet n'a rien apporté de nouveau... et que l'islam était violente..." Tu m'étonnes que ceux que ça a bien arrangé il y a un an la publication de dessins representant Mahomet, ont sauté sur l'occasion...
Moi aussi, j'ai cru que le Pape débloquait, vu ces positions pourries sur le SIDA... le lendemain on apprend que c'est lors d'une conférence qu'il a cité des passages d'un texte de 1391 !! Peut-être était-ce imprudent de sa part, mais bon c'est une citation...

Je suis pas religieux. Je suis d'origine catholique, mais je me suis détaché de la religion. Ça ne m'empêche pas de croire en l'existence d'un Dieu, comme une "force" à la Star Wars qui donne de la cohérence à tout ça. Spinoza disait que Dieu était la Nature (en gros). Pourquoi pas ? Je ne cherche à convaincre personne que c'est la vérité. Je ne force personne penser comme moi. Que chacun pratique sa foi ou pas en toutes tranqulité. A la limite je me battrait pour que quelqu'un ait le droit d'être de la religion qu'il veut... Donc imagine l'effet qu'on les discours du Pape sur moi.... j'écoute comme ça, si c'est interessant je prends, si ça l'est pas tant pis... je suis comme l'abeille, je fais mon miel en butinant toutes les fleurs...

Maintenant, imagine, je fais une conférence sur l'anti-semitisme, à un moment je vais citer Mein Kampf ou les écrits haineux de Céline. Un type qui veut la bagarre, qui cherche des aliés pour diviser va crier partout "Lazaree est anti-sémite il a dit ça et ça sur les juifs"
Pareil, si je parle du racisme en France, je vais être amené à citer du Lepen, du Devilliers, Poujade et ça va devenir "Lazaree est raciste, il a dit ça et ça sur les étrangers" ?
N'importe quoi !
Il y a une dizaine d'années c'était Patrick Sébastien qui faisait un sketch de mauvais goût où il parodiait une chanson de Bruel déguisé en Lepen "Casser du noir". Il a montré le truc à Lepen qui rigolait bien. En tous cas c'est pas ce dernier qui l'a attaqué en justice...
Certes, c'était de très mauvais goût, pas drôle même. On l'a connu plus inspiré ce Sébastien... Mais quand même l'accuser de racisme pour ça... Alors imagine les Guignols se prendre un procès chaque fois qu'ils font parler des racistes...

Avant de déclancher une 3eme guerre mondiale à cause de dessins pourris ou d'une citation d'un texte du Moyen-Age par un pape d'une religion qui, soit dit en passant, a elle aussi converti de force pendant les croisades... il faut voir les contextes, ne pas se laisser manipuler par des fondamentalistes. En janvier dernier ces gars ont fait la tournée des pays mulsulmans avec sous le bras une chemise avec les dessins publiés dans la presse Danoise plus des dessins à eux, plus une photo chopée sur le net du gagnant du concours du meilleur imitateur de cochon (le type était barbu, avait un groin et des oreilles en plastique...) pour dire "regardez comment ils se moquent du prophète ces infidèles !". Il y a eu des blessés, des morts, des immeubles détruits... Et cette fois-ci avec le discours du Pape ça en prend le chemin. Dans les journaux on voit écrit "il regrette mais ne s'excuse pas" (a la Zizou)
S'excuser de quoi ? D'avoir cité quelqu'un dit des conneries pour (mieux) les dénoncer ?
Et la liberté d'expression ? Comment on va faire pour dénoncer la connerie ? Bon à l'écrit tu peux mettre une bonne douzaine de guillemets, mais à l'oral ? Un bandeau : "ceci est la citation d'un con, c'est pas ce que je pense..."

Le monde est tendu en ce moment, par les erreurs meurtrières des U.S. (l'invasion de l'Irak sous de faux prétextes, Guantanamo, Abu Graib... (qui furent dénoncés par des journalistes US comme quoi)), la surenchère de l'Iran sur le nucléaire (ceux qui disent "on veut utiliser le nucléaire à des fins pacifiques, mais on a le droit à la bombe, Israel, le pays qu'on va raser y a le droit aussi"), le réchauffement climatique, Sarkozy présidentiable ;)...
bref c'est pas rose, mais on GARDE SON SANG FROID BORDEL !

Bon, je vais me rendormir, mais dès que je me réveille je veux plus entendre parler de ces bêtises, sinon c'est moi qui devient Pape et ça va chier !!! :)

dimanche 17 septembre 2006

Fausses pubs radio de Les Nuls

Si vous aimez les chansons d'amour et l'eau, Nostalgie FM et l'Aquaboulevard présentent :
Les plus belles chansons d'amour chantées sous l'eau par Muriel Ermine.

//////////////////////////////

Monsieur Meuble embauche.
Si vous voulez devenir Monsieur Armoire ou Monsieur Pèle-à-Chiotes, prenez Monsieur Stylo et écrivez-le nous sur Monsieur Papier et envoyez par Madame La-Poste sinon vous l'aurez dans Monsieur Cul.

Citation du Jour

Vis comme si tu devais mourir demain.
Apprends comme si tu devais vivre toujours.
Gandhi

samedi 16 septembre 2006

Chacun ses tartares

Il y a peu j'ai terminé la lecture du roman Le Désert des Tartares de Dino Buzzati.
C'est l'histoire du jeune militaire Drago qui, pour sa première mission, est assigné au fort Bastiani. Ce fort est planté au milieu d'un désert et défend la frontière contre les Tartares.
Drago est vite déçu de l'emplacement de ce fort. Il ne pense qu'à être muté, en tous cas au début. Et puis une force mystérieuse l'empêche de partir. Il y restera des années en attendant les Tartares. Il veut de l'action... la guerre en somme. Mais ils ne viennent jamais.

Au bout de quatre ans de fort, il a une permission de quelques jours qu'il va passer dans sa ville. Il va enfin revoir sa famille, ses amis, sa petite copine...

Inutile de dire que les choses et les gens ne sont plus comme il les a quittés. Et même si tout semble inchangé... "le temps et la distance [avaient] tissé un voile de séparation".
Quelques extraits :

A son arrivée :

Tel un étranger, il erra par la ville, à la recherche de ses anciens amis, et il apprit qu'ils étaient tous très occupés, dans les affaires, dans les grandes entreprises, dans la politique. Ils lui parlèrent de choses sérieuses et importantes, d'usines, de voies ferrées, d'hôpitaux. L'un d'eux l'invita à dîner, un autre s'était marié, ils avaient tous pris des routes différentes et, en quatre ans, ils étaient déjà loin. Il ne parvenait pas (mais, lui aussi, peut-être, n'en était plus capable) de faire renaître les conversations de jadis, les vieilles plaisanteries, les expressions convenues.

La rencontre avec son ex-petite copine :

Non, Drogo ne la trouvait pas changée, il était même surprenant qu'en quatre ans une jeune fille ne se fût pas transformée, du moins visiblement. Pourtant il éprouvait une vague impression de déception et de froid. Il ne parvenait plus à retrouver le ton d'autrefois, lorsqu'ils se parlaient comme un frère et une soeur et qu'ils pouvaient plaisanter à propos de tout sans se heurter. Pourquoi se tenait-elle avec tant de réserve sur le sofa et pourquoi parlait-elle avec si peu d'abandon ? Il aurait dû la tirer par le bras, lui dire : « Mais est-ce que tu es folle ? Qu'est-ce qu'il te prend de jouer ainsi les grandes personnes ? » Le glacial enchantement eût été rompu.
Mais Drogo ne s'en sentait pas capable. Il avait devant lui un être différent et nouveau, dont les pensées lui étaient inconnues. Lui-même, peut-être avait-il été le premier à prendre un ton faux.


Toute personne qui me connait sait à quel point cette histoire a des similitudes avec la mienne. J'ai quitté la France et les amis que j'y avais il y a presque trois ans en vue de faire ma guerre contre les tartares, sauf qu'il ne se passe rien. Je vais retourner en France bientôt et même si je continue à prendre des nouvelles par MSN et par Mail, il y aura ce "voile". Peut-être pas épais, peut-être pas grand, peut-être pas longtemps... mais il sera là. Le temps et la distance sont comme des bulldozers, ils ne distinguent rien et il faut faire gaffe pour qu'ils n'écrasent pas tout ce qui est important.

vendredi 15 septembre 2006

Et un jeune dit, Parle-nous de l'Amitié.

Et il répondit, disant :

Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.

Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.

Il est votre table et votre foyer.

Car vous venez à lui avec votre faim, et vous cherchez en lui la paix.

Lorsque votre ami parle de ses pensées vous ne craignez pas le "non" de votre esprit, ni ne refusez le "oui".

Et quand il est silencieux votre cœur ne cesse d'écouter son cœur ;

Car en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots, dans une joie muette.

Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous désolez pas ;

Car ce que vous aimez en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour le randonneur est plus visible vue de la plaine.

Et qu'il n'y ait d'autre intention dans l'amitié que l'approfondissement de l'esprit.

Car l'amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n'est pas l'amour, mais un filet jeté au loin : et ce que vous prenez est vain.

Et donnez à votre ami le meilleur de vous-même.

Et s'il doit connaître le reflux de votre marée, laissez le connaître aussi son flux.

Car qu'est-ce que votre ami si vous venez le voir avec pour tout présent des heures à tuer ?

Venez toujours le voir avec des heures à faire vivre.

Car il est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.

Et dans la tendresse de l'amitié qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs.

Car dans la rosée de menues choses le cœur trouve son matin et sa fraîcheur.

"le prophete" de Khalil Gibran

Pourquoi se prendre la tête quand le cœur n'y est plus ?

L'habitude, la routine...

... bworf j'en suis las.

mercredi 13 septembre 2006

Powpowpidow

(elle ne voulait pas que cette photo soit choisie et l'a rayée au feutre rouge)


(cicatrice suite à une chirurgie banale, genre ablation de l'appendice)
Vu sur le site Photosapiens.com

mardi 12 septembre 2006

9/11 : Five years later

IHT
NYT

En retard sur tout le monde.
C'était il y a 5 ans, déjà. Le 11 septembre 2001. Les attentats contre WTC.
Je me souviens de ce que j'ai fait ce jour là. C'est pas une prouesse, tout le monde se souvient de ce qu'il a fait ce jour là, comme d'autres se souviennent de ce qu'ils faisaient le jour où Armstrong a marché sur la Lune.

J'ai passé la quasi totalité de la journée du 11 septembre 2001 dans un amphi de l'université Paris V située dans le XVIe arrondissement de Paris, en examen pour entrer en MSTCeFeux. Coupé du monde.
Pour rentrer chez moi le soir, vers 18 heures, après avoir fait 50 minutes de métro, j'avais décidé pour une fois, pour décompresser, de marcher au lieu de prendre le bus.
Sur le chemin je voyais un nombre anormal de gens dans les bars et brasseries, devant la télé. Je croyais qu'il y avait un "banal" accident d'avion, peut-être en France pour qu'on en parle toute l'après-midi.

C'est en arrivant chez moi, que j'ai vu ce qui se passait. J'ai pas dit compris. Juste vu, ces images en boucle des avions qui s'écrasent contre les tours jumelles qui s'effondrent ensuite.

C'est le lendemain matin que j'ai vraiment pris conscience que le monde avait penché et ne serait plus le même. Dans le métro le silence, une atmosphère lourde. On s'épiait presque, surveillant les poubelles, les paquets et les visages suspects. Des voyageurs américains (je crois, anglophones en tous cas) chuchotaient. On avait le souvenir dans Paris des attentats de 95... ça marque.

Le lendemain on en parlait en pause, certains avaient pleuré.

Cinq ans après que George W. Bush ai déclaré the War on Terror (version moderne de "on va terroriser les terroristes" de Pasqua) des attentats ont lieu tous les jours.
En 2003 il a dit "on est en train de gagner la guerre", il y a peu il a dit "on va la gagner" (BBC News http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/5319522.stm ). C'est pas gagné donc.

samedi 9 septembre 2006

Intendance

Comme tu l'as remarqué lecteur/trice, l'apparence du blog a changé. La phrase de sous-titre aussi. Il s'agit d'un extrait d'un entretien donné par Céline. Je le répète, je ne souscris pas du tout à ses idées racistes ou antisémites. Je trouve même que c'est du gachis qu'un type capable d'écrire "Voyage au bout de la nuit" ait eu des attitudes aussi contestables... enfin personne n'est parfait... et je suis du parti de prendre le meilleur qu'il a laissé.

J'ai hésité avec une autre phrase "Si vous ne mettez pas votre peau sur la table, vous n'avez rien. Il faut payer !". C'est un peu de ça qu'il s'agit (aussi) quand on parle de blog... je pense qu'il (me) faut un peu de frontalité et se lacher. En dire un maximum sans pour autant tomber dans le débalage... ça tombe bien j'ai rien a vendre... Certes je pourrais l'écrire pour moi mais la possibilité d'existence d'un lecteur force à l'application.

Pour la forme, j'ai aussi ajouté la petite liste (qui ne fait que grandir) de mes site favoris à l'aide de del.icio.us . A en user et en abuser ! Tu peux toi aussi proposer des liens hésite pas, il suffit de créer un compte del.icio.us et à m'ajouter à tes "amis". En plus c'est bien pratique pour sauvegarder ses favoris (on peut ne pas les partager).

jeudi 7 septembre 2006

The Magnificient Seven

Ring! Ring! It's 7:00 A.M.!Move y'self to go again
Cold water in the face
Brings you back to this awful place
Knuckle merchants and you bankers, too
Must get up an' learn those rules
Weather man and the crazy chief
One says sun and one says sleet
A.M., the F.M. the P.M. too
Churning out that boogaloo
Gets you up and gets you out
But how long can you keep it up?
Gimme Honda, Gimme Sony
So cheap and real phony
Hong Kong dollars and Indian cents
English pounds and Eskimo pence

You lot! What?
Don't stop! Give it all you got!
You lot! What?
Don't stop! Yeah!

Working for a rise, better my station
Take my baby to sophistication
She's seen the ads, she thinks it's nice
Better work hard - I seen the price
Never mind that it's time for the bus
We got to work - an' you're one of us
Clocks go slow in a place of work
Minutes drag and the hours jerk

"When can I tell 'em wot I do?
In a second, maaan...oright Chuck!"

Wave bub-bub-bub-bye to the boss
It's our profit, it's his loss
But anyway lunch bells ring
Take one hour and do your thanng!
Cheeesboiger!

What do we have for entertainment?
Cops kickin' Gypsies on the pavement
Now the news - snap to attention!
The lunar landing of the dentist convention
Italian mobster shoots a lobster
Seafood restaurant gets out of hand
A car in the fridge
Or a fridge in the car?
Like cowboys do - in T.V. land

You lot! What? Don't stop. Huh?

So get back to work an' sweat some more
The sun will sink an' we'll get out the door
It's no good for man to work in cages
Hits the town, he drinks his wages
You're frettin', you're sweatin'
But did you notice you ain't gettin'?
Don't you ever stop long enough to start?
To take your car outta that gear
Don't you ever stop long enough to start?
To get your car outta that gear
Karlo Marx and Fredrich Engels
Came to the checkout at the 7-11
Marx was skint - but he had sense
Engels lent him the necessary pence

What have we got? Yeh-o, magnificence!!

Luther King and Mahatma Gandhi
Went to the park to check on the game
But they was murdered by the other team
Who went on to win 50-nil
You can be true, you can be false
You be given the same reward
Socrates and Milhous Nixon
Both went the same way - through the kitchen
Plato the Greek or Rin Tin Tin
Who's more famous to the billion millions?
News Flash: Vacuum Cleaner Sucks Up Budgie
Oooohh...bub-bye

Magnificence!!

The Clash

dimanche 3 septembre 2006

L'espoir n'est pas si désespéré...

Entendu dans Seinfeld S03E17 "The Fix-up"


Jerry (à droite sur la photo) et Georges sont assis à une table de restaurant.

Georges: Pourquoi persister ? C'est insensé. Je ne vais jamais rencontrer personne, je devrais juste accepter ce fait.

Jerry: Mais si, tu vas rencontrer quelqu'un.

Gorges: Non, je vais rencontrer personne.

Jerry: Ouais, peut-être.

Georges: Je veux dire, c'est assez déjà assez dur de rencontrer une femme qui te déplaît, encore plus une qui te plaît.

Jerry: Est-ce que mes narines deviennent plus larges ?

Georges: Non ! Pourquoi ça doit être si difficile ? Pourquoi il y a toute cette tension et cette hostilité ? Pourquoi je ne peux pas juste aller vers une femme dans la rue et lui dire "Hey salut. Je suis Georges. Ça va ?" Est-ce si horrible ?

A ce moment là une jolie femme passe à coté de leur table, Georges lui dit "Hey-Hey" avec la voix brisée. Comme la jolie femme l'ignore, Georges se retourne vers la table prend son verre d'eau et fait semblant de s'éclaircir la voix "Hum Hey...." (plus drôle à voir qu'à lire).

Nouvelle scène.


Elaine (à droite sur la photo) et son amie Cynthia sont dans un autre restaurant.

Cynthia: C'est juste qu'il n'y a plus d'hommes. Tu vois ?

Elaine: Je vois.

Cynthia: Je veux dire le problème c'est que les 'bien' savent qu'ils sont 'bien'. Et ils sont tellement demandés qu'ils ne sont tout simplement pas intéressés à être attachés à une seule personne.

Elaine: Je hais les 'bien'.

Cynthia: Est-ce que Jerry était 'bien' ?

Elaine: Bonne question, je crois qu'il pense qu'il l'est.

Cynthia: Ouais... Les hommes 'moyen' sont disponibles, mais ils sont si peu sûrs d'être 'bien' qu'ils passent leur temps à dire : [imitant] "Ouais je suis pas assez bien pour toi, qu'est-ce que tu fais avec moi ?" et moi je fais "tu as raison".

Elaine: Tu sais, peut-être que tu as besoin de quelqu'un situé entre 'moyen' et 'bien'.

Cynthia: Non. Peut-être que j'ai besoin de quelqu'un qui n'est rien, quelqu'un qui apprécie tout simplement d'être avec moi parce qu'il est trop désespéré.

On revient à George en gros plan en train de manger ses spaghettis à la tomate très salement.

Georges: J'en suis arrivé au point de draguer des standardistes au téléphone. J'ai presque failli avoir un rendez-vous une fois.

Jerry: Oh, donc il reste de l'espoir...

Georges: Je ne veux pas d'espoir. L'espoir me tue. Mon rêve est de devenir sans espoir. Quand tu es sans espoir, tu t'en fous, et quand tu t'en fous, cette indifférence te rend séduisant.

Jerry: Oh, donc le désespoir est la clef.

Georges: C'est mon espoir.

Le centième billet :: Quel blogueur je suis...

- Où blogues-tu ? ville ? bureau ou domicile ?
Chez moi.

- Sur quel environnement de travail (Windows, PC, mac, Linux...) ?
PC > Linux > Ubuntu > Firefox

- Quelle plateforme ou script de blog utilises-tu ?
J'utilise Blogger, j'attends blogger.bêta avec impatience.

- Reçois-tu des alertes mail à chaque commentaire ou trackback reçu sur ton blog ?
Oui, je reçois un mail quand je reçois un commentaire.

- Combien de temps y consacres-tu (par jour, semaine...)
1h/2h jour avec des périodes sans bloguer

- As-tu un moment privilégié pour bloguer ?
Le soir ou 'quand faut que ça sorte !'

- Quelles sont tes sources d'informations (si tu peux citer quelques sites auxquels tu te nourris régulèrement mais c'est pas obligé)
BBC News, NYT, Nouvel Obs, Le Monde, Google News et des tas de blogs en anglais, français ou 'tos...

- Quelle est ta méthode pour collecter et noter des idées ou des infos à bloguer, et notamment quand tu n'es pas au bureau ou à portée d'un ordinateur ?
Je cherches de quoi noter ou je garde en tête...

- Quel agrégateur RSS utilises-tu ?
Google Reader et des fois netvibes mais c'est trop long à se charger....

- Y a-t-il des services typiquement web 2.0 qui t'aident concrètement dans l'organisation de ton bloguing ?
Google Notebook, Writely...

- Ecoutes-tu de la musique en bloguant ?
Oui, du classique pour m'isoler du monde...

- Des petites manies rigolotes typiquement nées avec la rédaction de ton blog ?
J'observe les choses avec l'oeil de celui qui doit les raconter.

vendredi 1 septembre 2006

The power of the truth



Entendu dans OZ S03E01 "The truth and nothing but..."

There are some confessions you can't even make to yourself. Yearnings, desires. That if you admitted to having, you'd have to stop being who you are. And the facade you've built so carefully would crumble, exposing to those around you what really makes you tweak.

Il y a certaines choses qu'on ne peut même pas s'avouer à soi-même.
Des envies, des désirs, qui, s'ils étaient révélés, vous changeraient à jamais.
Et la façade que vous avez forgé avec tant de soin s'effondrerait, dévoilant à ceux qui vous entourent ce qui vous excite vraiment.

jeudi 31 août 2006

Sagitarius

Online Dictionary, Encyclopedia and Thesaurus. Free access.: "August 31
You are seeing a new side of yourself today, dear Sagittarius. And what a lovely side it is! Normally so conservative, today you find yourself considering the latest unisex fragrance or an accessory loaded with sex appeal. And why not! You only live once, after all. And romance is definitely in the air today, so any sexy or sensuous purchases you make are bound to find an audience."

mercredi 30 août 2006

Ma vie digitale

En avril je t''annonçais la fin de mon partenariat avec Yahoo. J'ai reussi a substituer tous les services intégrés à mon Y ! Compte :o) par des services plus désintégrés ailleurs :

Mon Yahoo ?
Aggregateur de flux RSS/Atom, je l'avais remplacé par netvibes, qui avait l'air bien... sauf que je me suis mis à l'aise, j'ai mis un tas de feeds... d'onglets... et du coup la page mettait un peu trop de temps à se charger. (j'y reviendrais si ça s'améliore)... J'ai donc changé pour Google personnalisé et Google reader qui est très complet (facilité d'insertion des liens RSS, regroupement par libellés...) Je viens aussi de recevoir mon invitation pour My Times, la page perso du New York Times... un journal que je lis pas assez souvent malheureusement.... et qui permet de remplacer aisément Google personnalisé...

Mon serveur Mail ? C'est chez Gmail. La boite est plus grande, c'est plus facile d'en organiser le classement, les pubs sont moins envahisssantes. (j'ai des invitations si tu veux ;o) )

Mon agenda ? c'est Google Calendar. C'est pas très beau mais c'est pratique. Ça ne peut que s'améliorer. On peut aussi importer d'autres agendas publiques comme par exemple... les jours et heures de diffusion de mes séries américaines préférées...

Mes favoris ? Mon problème étant que j'utilise Ubuntu et XP et j'aime bien retrouver mes favoris à jour et surtout, en cas de plantage qui oblige à tout formater, c'est bien d'avoir une sauvegarde. Pendant quelques temps je suis resté avec le module Bookmarks de chez google mais le seul problème, c'est qu'il est encore impossible d'importer ou exporter les signets... J'avais aussi un compte del.icio.us que je ne savais pas trop comment exploiter. C'est un site de sauvegarde des favoris qui permet en plus de les partager avec des amis... Aujourd'hui j'ai fait marcher une extension Firefox, Foxylicious, qui permet de synchroniser ses favoris à tout moment...

Mes photos ? Pas de changement, toujours chez Flickr, qui fonctionne bien. J'ai aussi ouvert un compte PicasaWeb qui est plus simple tout en ayant l'avantage de permettre la création de plusieurs albums (et non seulement 3 comme flickr).

Mon blog ? Bah c'est ici. Blogger, de chez google. J'aurais pu en prendre un autre, mais celui-là existait déjà; et t'as vu ? je post 10 fois plus que chez Yahoo 360 ! Bientot on aura le droit, enfin, à créer des catégories... mais c'est en bêta...

Conclusion de la migration ? On y gagne avec la diversité !

Le mystère de la foi

[...]Nothing worked out when I handled it all on my own
And each time I failed it made me feel twice as alone
Then I cried, "Lord there must be a sure and easier way
For it just cannot be that a man should lose hope every day."[...]
And I came to believe in a power much higher than I[...]
I Came To Believe, Johnny Cash

[...]Rien n'a marché quand j'ai pris en main tout seul [mes problèmes]
Et chaque fois que j'ai échoué je me suis senti deux fois plus seul
Et j'ai crié, " Dieu il doit y avoir une façon plus sûre et facile
Pour qu'il n'existe pas d'homme qui soit obligé de perdre l'espoir tous les jours"[...]
Et j'en suis venu à croire en un pouvoir bien plus grand que moi[...]

mardi 29 août 2006

A Méditer

In sex, two bodies become one. In love, in being in love, two minds become one. In devotion, the one disappears, and only a presence is there.
William Pennell Rock

~Le sexe c'est quand 2 corps ne font qu'un. En amour, être amoureux, 2 esprits ne font qu'un. La dévotion c'est quand ce un disparait, et il ne reste qu'une présence.~

Conseil du matin

Si on tient absolument à retrouver
une aiguille perdue dans une botte de foin...
il faut brûler le foin.

lundi 28 août 2006

Sudo Me ?


Blague qui n'est compréhensible que par les informaticiens, connaisseurs de Linux Ubuntu ou Debian par exemple...

Bon je contextualise : en informatique, surtout sur linux, on a parfois besoin de supers-pouvoirs pour faire certaines actions. Si je veux installer un logiciel je dois être administrateur. L'une des façons d'y arriver en ligne de commande c'est de saisir 'sudo' avant la commande. Exemple : "sudo installer tel programme"

traduction :
- Fais-moi un sandwich !
- Quoi ? Fais-le toi même.
- Sudo fais-moi un sandwich
- Ok

Ma première et dernière expérience homosexuelle

Hier j'attendais le sommeil (qui n'est venu que vers 3 heures du mat' comme ces 5 dernières nuits) en regardant la TV. Il y avait Miss Detective avec Sandra Bullock (qu'est-ce qu'elle est bien même dans des nanars :oO ). Pendant la pub j'ai zappé sur la :2, sorte d'Arte portugaise, et il y avait des Courts-Métrages traitant de l'homosexualité. Un gars essayait de draguer un hétéro dans un bar... Ça m'a rappelé un souvenir...que je n'ai jamais raconté parce que pas l'occasion et parce que oublié... (la retranscription des dialogues a été effectuée selon la méthode de l'a-peu-près, mais le sens est bien celui-là)

C'était au printemps 2001, j'attendais mon 301 à l'arrêt de la Mairie de Noisy. Soudain un type que je connaissais de vue pour l'avoir vu des années auparavant au lycée m'a interpellé :
"Salut, tu es Lazare c'est ça ?"
Surprise ! Le gars, je lui avais jamais parlé de la vie et il connaissait mon prénom !?
Il a vu cette surprise sur mon visage ce qui lui a fait ajouter "Bah oui t'étais dans la classe à Christophe X !" Bah oui je connaissais ce Christophe ! On s'entendait bien...

En aparté, j'ai toujours trouvé bizarre que l'on parle de moi en dehors du cercle de l'école. Je veux dire, avec ce Christophe on s'entendait bien mais on se voyait jamais en dehors des cours... mais certaines personnes s'arrangeaient (ou s'arrangent) pour que j'ai une réputation en dehors du cercle "boulot" :o)... ça me déplait pas, ça me fait juste bizarre, trop d'honneur, "tu es Lazare, on m'a beaucoup parlé de toi !" Fin d'aparté.

Après qu'on ai échangé des nouvelles des connaissances communes, il m'a dit qu'il voulait me parler pour me demander conseil... et m'a proposé de marcher un peu vu que ce 301 tardait à venir... J'ai dit OK, j'avais le temps.

Donc le gars me dit qu' il a des vues sur quelqu'un au boulot. Qu'il savait pas comment s'y prendre. Je lui ai répondu "vas-y simplement". Certes, cette méthode n'a jamais marché pour moi, mais c'est pas la faute à la méthode... Ensuite il m'a précisé qu'en fait le collègue était un mec, hétéro de surcroît... "tu n'as rien contre les homos ?" m'a-t-il demandé. Je lui ai répondu que non, que c'était comme si il me demandait si en tant que brun j'avais quelque chose contre les blonds... bah non, je m'en fous... chacun fait ce qu'il veut... ou peut... ou doit...

En fait, je sais que c'est pas si simple. Je suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui choisissent d'être homos... c'est juste comme ça... c'est ni bien ni mal... la vie...

Bref, le gars me demande si je suis homo... bi... si j'ai eu des expériences... je lui ai répondu non-non-et-non.
"Ça te tente ?" me demanda-t-il. "Non ça me dit rien, je suis attiré par les filles..." réponds-je
"Et si je te le proposais ... ?" "Non..."
"Mais comment tu peux savoir si c'est pas bien si t'as jamais essayé ?" continua-t-il...
"Parce que je c'est comme ça... j'y peux rien... comment tu es sûr que manger des pneus c'est pas bon alors que t'as jamais goûté ?" lui dis-je maladroitement... ce à quoi il m'a rétorqué en gros un peu vexé "Tu me compares a des pneus..."
"Mais non, c'est pour le principe, j'ai pas besoin d'essayer pour savoir que ça me plaît pas..." précisai-je.

Il a continué de mettre la pression, d'argumenter... c'était plus avec son collègue qu'il voulait sortir, mais avec moi...

Il m'a ensuite dit qu'il aimait les filles aussi, mais que des fois il était attiré par les garçons, que ça passait pas bien avec sa mère ou ses soeurs...

Arrivés à une bifurcation on s'est séparés, je lui ai souhaité bonne chance avec son collègue... et lui ai demandé de passer le bonjour à nos connaissances communes... et j'ai continué ma route.

Je ne l'ai plus jamais revu. Tout comme nos connaissances communes. Je n'ai jamais su comment il s'appelait... c'était la première et dernière fois que je me faisais draguer par un mec, et l'une des rares fois où je me faisais draguer tout court... tout sexe confondu.

La vie de ce garçon ne devait (doit ?) pas être facile, tout comme celle d'autres personnes dans son cas... différent de la majorité de son entourage, sa famille surtout, les gars de sa cité, ses amis...

Je sais, tu es déçu, ou ravi. Le titre promettait plus... mais c'est resté très chaste finalement...

C'est un souvenir, je crois, digne d'être raconté. Des témoignages ?

samedi 26 août 2006

Cat's Eyes !

Entendu dans OZ S02E07 'Animal Farm'

Supposedly, cats can see in the dark. How do we know for sure? And if you could be given cat's eyes even for one night, would you really wanna see what's going on?

Il parait que les chats peuvent voir dans le noir. Comment en est-on sûr ? Et si tu avais les yeux d'un chat, même pour une nuit, voudrais-tu vraiment voir ce qui se passe ?

vendredi 25 août 2006

Final Exit

Le suicidé, par Édouard Manet [Wikipedia]

Family Bizness



Entendu dans OZ S02E05 'Family Bizness'

Family! Our families determine who we are, determine what we're not. All of our relationships with everybody we ever meet for the rest of our lives is based on the way we relate to the members of our family. No wonder the world's so fucked up.

La famille ! Notre famille détermine qui on est et qui on est pas.
Toutes nos relations avec les gens qu'on rencontrera dans notre vie sont conditionnées par nos rapports avec les membres de notre famille !
Pas étonnant que le monde soit si bousillé !

[...]

You see what I'm saying? People move the way that they do because they're still working out some shit with their fathers. They're still pissed at their mothers for not potty-training them properly. Shit like that. People want to get back at their parents for making them be born. Bad baby!

Vous voyez ce que je veux dire ? Les gens font ce qu'ils font pour se venger de leur père ! Ils en veulent à leur mère de leur avoir mal appris à aller sur le pot.
Ils veulent leur faire payer de les avoir mis au monde. Vilain bébé !

[...]

Every once in a while, I remember something I did when I was a child. Or something that was done to me, by my father or my brother or a cousin. Some injury, some humiliation, and it seems like it happened to another person a century or two ago. I'm not really sure if what I remember really took place at all. You can't build your life relying on the perceptions of a little boy, on the echoes of some memory. No. You got to let all that shit go. You got to start fresh. Every single day, you have got to start again.

Parfois, je me souviens d'une chose que j'ai faite enfant. Ou d'un truc que m'a fait mon père, mon frère ou un cousin. Des coups, une humiliation, et j'ai l'impression que c'est arrivé à une autre personne il y a des siècles. Je me demande même si ça s'est vraiment produit. On ne peut pas bâtir sa vie sur des impressions de petit garçon, sur de vagues réminiscences. Non. Il faut oublier toute cette merde. Il faut recommencer à zéro. Chaque jour de sa vie, il faut repartir à zéro.

Ce matin je me suis réveillé comme ça

C'est en plus ce que je lis en ce moment. Lien de causalité ?
Je ne le sais pas.
But I'll rise

jeudi 24 août 2006

Oops!

Entendu dans Seinfeld S06E13 'The Scofflaw'

Georges marche très vite dans la rue quand il croise Gary qui le reconnait.

GARY : Hey Georges !

GEORGES : Gary ? Bien, bien, bien ! Tu étais passé où ? Je t'ai laissé un tas de messages depuis des mois !

GARY : Je sais. J'étais très occupé.

GEORGES : Occupé. Pas à moi ! Qui n'est pas occupé ? Je suis occupé, on est tous occupés, tout le monde est occupé. Bon alors, dis-moi, qu'est-ce qui t'a tant occupé !

GARY : La chimiothérapie surtout. Bon à bientôt.