mardi 3 avril 2007

Se soulager dans les urnes [2]

Bon résumé de la situation je trouve :
"La crise française, c'est son incapacité à s'adapter à la mondialisation, son inaptitude à redéfinir son pacte social, son impossibilité à préserver les éléments de solidarité qui font l'originalité des démocraties occidentales. La sécurité sociale et le système de retraites par répartition s'affaisse sous les déficits. Trente années de mauvaise gestion ont mis à plat les finances publiques alors que des services publics essentiels à la cohésion nationale, l'éducation, l'hôpital, nécessitent d'énormes besoins financiers. Ce sont ses impasses là qui minent le moral et obscurcissent l'avenir. Alors, on peut dire aux journalistes qu'ils sont nazes, on ne change rien au problème."
[sources : "Le blog de J-M Aphatie"]
Des problèmes dont les solutions ne tiennent pas dans un phrase slogan. Des solutions qui, si elles existent, doivent être expliquées et argumentées. Elles imposent des choix et des modifications de comportement presque radicales. Des remises en cause. C'est bien difficile pour les candidats d'expliquer sans endormir l'électeur. Alors, comme il faut quand même faire preuve de détermination et d'engagement, les candidats désignent du doigt "les jeunes-étrangers-clandestins-en situation irrégulière-de banlieue-qui portent une capuche-qui resquillent et qui font des conneries pour exister et faire chier leur monde" ou d'autres catégories de personnes comme étant LE problème important, alors que ce sont juste des symptômes visibles de la crise.

Je ne dis pas que c'est pas un problème l'insécurité et le resquillage... Ça fait chier tout le monde (et moi donc) d'avoir peur de faire attaquer et de respecter les règles alors que d'autres s'en sortent très bien en les transgressant... Mais, même si c'est chiant et injuste, ce n'est pas LE problème. Ce serait peut-être des conséquences de la crise décrite plus haut par JMA. Des symptômes qui se voient... Mais pour (faire semblant de) régler les problèmes l'insécurité ou l'immigration les candidats disent "je vais être ferme", "je vais être juste", "je vais être impitoyable", "blabla"... et puis on donne l'impression de s'en préoccuper.
Pendant ce temps là, le cancer des dettes et déficits ronge le pays jusqu'à ce qu'il implose. Va expliquer aux gens que le système est devenu fragile et ne tiendra pas le choc. Comment expliquer qu'il faut réduire des coûts de X pour renflouer Y sans faire de mécontents. Que la totalité de l'impôt sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette. Que c'est la deuxième dépense du budget après l'éducation, avant la santé. Que, théoriquement, tous les mois de octobre-novembre depuis des années, l'Etat commence à emprunter pour régler des dépenses courantes ( des salaires surtout)... jusqu'à la fin de l'année. Que tous les ans, les députés votent un budget déséquilibré, que tous les ans ils prévoient de faire des dépenses pour lesquels il n'y a pas d'argent. Ce ne sera pas tenable bien longtemps ! En plus c'est du gâchis.

En plus, l'autre BIG problème qui va nous péter à la gueule et imposer des changements radicaux pour le coup, c'est le dérèglement climatique. Il va s'imposer à nous avec son cortège de catastrophes et d'anomalies. Il sera trop tard. Y penser maintenant ça ne fait pas bander l'électeur. Il veut de la bouffe sur la table et être bien soigné... et il a bien raison... Et puis on a déjà du mal à financer le court-terme, on peut pas investir dans long...

Au bout du compte, à vouloir se cacher la vérité, à vouloir faire plaisir aux uns et séduire les autres sans parler de ce qui fâche, de ce qui couve... les uns vont être (encore une fois) déçus (les électeurs qui voient des promesses non tenues) les autres vont se griller encore plus auprès de ceux qui leur ont fait (un peu) confiance... Renforçant la crise, les clivages... entretenant le cercle vicieux...

NB: Peut-être qu'en tant que non-votant je devrais m'abstenir de parler de ça mais je peux pas, ça me fait de la peine de voir un tel gâchis des temps de parole à parler du vide, à réagir aux sondages et aux "trous d'air dans la campagne", de tracteurs et de petits drapeaux, les pour et contre les fraudeurs... J'en ai marre de ces annonces au compte goûtes d'éléments du programme juste pour faire des coups et exister. A sortir du chapeau des mesures du style le nouveau ministère de N.S., la suppression de l'ENA de F.B., les petits drapeaux de S.G.. Quand dans ce billet je cite Leonard de Vinci ""Une fois que vous aurez goûté au vol, vous marcherez à jamais les yeux tournés vers le ciel, car c'est là que vous êtes allés, et c'est là que toujours vous désirerez ardemment retourner.", mon "vol" à moi c'est la France. J'ai fait la connerie de la quitter. Je la paye bien cher. Je reviendrai. Alors cher citoyen français, ne gâche pas ta chance d'avoir un pays meilleur :-)

N.B.2: j'ai mis les initiales des noms des candidats pour éviter les spam dans les commentaires de la part des "enragés"...

lundi 2 avril 2007

Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu’un sans lui faire de mal ?
Pourquoi est-il impossible d’aimer quelqu’un sans le détruire ?
Amélie Nothomb, Mercure

samedi 31 mars 2007

Se soulager dans les urnes

J'avais prévu de faire un grand billet pour causer présidentielle, mais en fait non. Je me dégonfle pas. J'ai trouvé les mots et l'image qui reflètent exactement ce que j'en pense :


"Les Français ont peur de Sarkozy parce qu'ils savent ce qu'il va faire.
Ils ont peur de Ségolène parce qu'ils ne savent pas très bien ce qu'elle va faire,
et ils ont peur de Bayrou parce qu'ils ne voient pas comment il va faire.
"
Bernard Poignant, Député Européen du PS "Nouvel Obs'" [pas de lien vers la source]

Je sens que le FN va encore faire fureur (sans mauvais jeux de mots) vu que les gens en ont marre.
Ici aussi, c'est la pessimiste-attitude. C'est commun à l'U.E. il me semble.
A la fois j'espère me tromper, et en même temps j'espère ça changera. Mais pour changer, faudra peut-être un coup de pied au cul et et des prises de conscience.

vendredi 30 mars 2007

Crazy!

Nelly Furtado est la chanteuse un peu dinde qui a un joli brin de voix et fait des chansons qui entrent dans la tête. Dans cette vidéo elle réinterprète le big tube de 2006 "Crazy" en acoustique : savoureux.

jeudi 29 mars 2007

Ne marche pas devant moi
Je ne pourrais peut-être pas suivre
Ne marche pas derrière moi
Je ne pourrais peut-être pas guider
Marche juste à coté de moi
Et sois mon ami

Attribué à Albert Camus

"On ne voit bien qu'avec le cœur.

L'essentiel est invisible pour les yeux"

Le Petit Prince

mercredi 28 mars 2007

"Une fois que vous aurez goûté au vol,
vous marcherez à jamais les yeux tournés vers le ciel,
car c'est là que vous êtes allés,
et c'est là que toujours vous désirerez ardemment retourner."

Léonard De Vinci

lundi 26 mars 2007

Jeux de mots en English

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre.
Et oublie.
Telle est la voie sacrée.

Si tu cries, le monde se tait :
il s'éloigne avec ton propre monde.

René Char

samedi 24 mars 2007

La tête de vainqueur...

Tout à l'heure, je ne sais comment, je me suis souvenu de quelqu'un que j'ai croisé lorsque j'ai passé mon B.T.S. (il y a un septennat déjà !). C'est un examen national, on se retrouve à des centaines de classes dans un hangar pour plancher sur des sujets tordus. Il y avait une chance sur des milliards pour que j'en fasse la connaissance de la personne dont je vais parler . Elle passait son B.T.S. en candidat libre ou peut-être en alternance. On a été amenés à échanger quelques mots parce qu'elle connaissait quelqu'un de ma classe. Nous étions un (autre) groupe de stressés à essayer de nous remonter le moral (tu connais l'avant-entrée-en-salle-d'examen...). Cette fille et moi, étions dans le même hangar. Un jour (le dernier du calvaire) nous sortîmes en même temps et c'est alors que j'ai appris que cette demoiselle était aussi la tutrice de stage de l'une de mes amies. Coïncidence ! Cette tutrice parlait beaucoup de sa personne, me disait qu'elle était franche, qu'elle qu'elle se gênait pas pour dire ce qu'elle avait à dire et ce qu'elle pensait "franco-de-port") blabla... La fille idéale en somme. Sauf qu'elle pas très attractive physiquement et était un peu vulgaire (égrise ?). Et c'est-y pas que sur le trottoir nous menant vers le métro que nous allions prendre ensemble, qu'elle me dit "t'as une tête de vainqueur toi". D'un naturel méfiant quand on me complimente je demande une explication. Et elle me dit que c'est une réplique du film "Le dîners de cons" quand on parlait de con (Villeret) invité. J'avais pas vu le film ! shame on me ! En fait elle m'insultait la mocheté ! Elle m'insultait ! "Franche" donc... J'ai souri poliment... j'ai dû faire une pirouette humoristique vaseuse... ça a dû l'emballer puisqu'elle ma tête de vainqueur ne l'a pas dissuadé de faire le voyage en métro avec moi... la solitude... Elle m'a raconté tous les problèmes qu'elle avait avec sa stagiaire, mon amie... J'avoue, j'étais inquiet. J'ai écouté, je voulais en savoir plus... C'était grave... c'est passé... c'est pas le sujet...

Donc, comme ça, j'avais/j'ai une tête de vainqueur. C'est vrai. Je ne me trouve pas très intelligent mais je progresse, je lis, j'observe, j'écoute avec, si possible, le plus de sens critique possible... Je suis perfectible donc, heureusement. Je ne suis pas du genre à avoir que des certitudes... Je ne peux que mieux faire...
C'est la seule certitude que j'avais déjà à l'époque... je suis con mais y a de l'espoir...

Au fait, je ne lui ai plus parlé à la fille, même si je l'ai recroisée en ville... Je traîne pas avec les moches moi !! ;o)

15 jours après l'exam', nous (les potes de classe) sommes allés voir les résultats : j'avais eu le B.T.S. et elle pas. Ça veut rien dire, c'est même pas une revanche.... mais quand même, une tête de perdante aurait dû l'avoir si une "tête de vainqueur" l'a eu ;)

Morale de l'histoire : mieux vaut avoir une tête de vainqueur qu'un comportement de vainqueur. Et aussi, quand on est franc, il vaut mieux réfléchir avant de dire "franchement" des conneries et porter des jugements hâtifs... (et je suis le premier à le regretter...)

lundi 19 mars 2007

Les portables...

Entendu dans The Sopranos S03E11 "Pine Barrens" :

[Christopher et Paulie (des "employés du Boss 'Tony' Soprano) viennent de mettre une raclée à un gangster russe. Ils voulaient "égarer" le corps dans une forêt mais ils se sont perdus. Ils appellent Tony, mais il y a de la friture sur la ligne]

Christopher et Paulie perdus dans le bois

'Tony' Soprano.
: Écoute moi, ce mec était béret vert en Russie. Il était dans le Ministère de l'Intérieur ou je-sais-pas-quoi. Il a tué 16 rebels tchétchènes à mains nues. Soyez prudents bordel !

Paulie : D'accord.[il raccroche]

Christopher : Qu'est ce qu'il a dit ?

Paulie : Il a dit que le mec avait tué 16 Czechoslovaques, et qu'il était décorateur d'intérieur.

Christopher :Décorateur d'intérieur ? Son appartement ressemblait à de la merde...

samedi 17 mars 2007

Borat or Boring...

J'ai enfin regardé "Borat, leçons culturelles sur l'Amerique au profit glorieuse nation Kazakhstan".
Avant que ce film ne sorte j'ai entendu tout le buzz dans les medias, je me suis dit que c'était encore une connerie à la Jackass de MTV... bref ça m'emballait pas des masses.
Et puis, je sais pas comment, j'ai appris que Larry Charles était au générique. Larry Charles a participé à mes 2 séries d'humour préférées : Seinfeld puis Curb Your Enthusiasm. Elles ont un humour cruel, noir, embarrassant, un peu limite que j'aime bien.
Donc, Borat m'inspirait, du coup, plus confiance. Mais quelle n'a pas été ma déception !
C'est pas mal, y a des moments très drôles mais Lafesse dans la rue est bien plus drôle.
Bon, je sais, c'est une satire. Borat est un personnage créé et interprété par Sacha Baron Cohen. Borat est sensé être un journaliste du Kazakhstan aux ordres de son gouvernement. Il est antisémite, homophone, misogyne comme sont sensés être tous ses compatriotes. Ce que croient ses "victimes" Il parcoure les US, pays sensé être le plus civilisé au monde en vue de tirer des leçons profitables à son pays (c'est le titre). Donc, ce type, peu civilisé rencontre des américains, balance horreurs du style "Chez nous, les homos ont les emprisonne et on les tue", ou alors il demande à un concessionnaire si le 4x4 humer qu'il vend est assez puissant pour écraser des gitans, ou encore chez un armurier il demande une arme pour tuer des juifs... Les gens auxquels il dit ça ne s'offusquent pas beaucoup au départ, le laissent parler... et par la même montrent leur ignorance ou acceptation... mouais... je comprends le procédé... mais il manque quelque chose pour que ce soit drôle... ou alors c'est pas vraiment pour rire, mais pour dénoncer... pourquoi pas...
Bref, j'ai trouvé le film décevant et en même temps rentre dedans... mais j'y ai pas retrouvé la patte Larry Charles que je cherchais.

Dans le style dénonce, un peu plus militant il y a les Yes Men. J'ai appris l'existence des Yes Men il y a 2-3 ans. C'est simple :
Vingt ans après la catastrophe écologique du Bhopal qui fit 20 000 morts en Inde, l'un d'eux s'est par exemple fait passer auprès de la BBC pour le porte-parole de Dow Chemical, le groupe propriétaire de l'usine dont s'est échappé le gaz mortel, et a annoncé à l'antenne que son employeur reconnaissait sa responsabilité et offrait 12 milliards de dollars de compensation à la région et à ses victimes. Dow Chemical n'a eu d'autre choix que d'annoncer publiquement que la société ne ferait rien de tout cela.
Les Yes Men ont également piégé Patrick Balkany en novembre 2005. Croyant être interviewé en direct par une chaîne de télévision américaine, le député UMP des Hauts-de-Seine affirme alors qu'il n'y a pas de misère en France et que les pauvres vivent très bien. Cet entretien n'a toutefois jamais été diffusé dans son intégralité à la télévision, même s'il a fait le tour du Web..

His name is known... well known

J'ai enfin pu voir Casino Royale, la énième aventure de James Bond 007.
C'est pas mal. Ça rejoint assez bien la vieille époque, quand le héros était incarné par Sean Connery et Roger Moore. Un peu plus d'humour et d'arrogance et moins de frime que sous la période Pierce... C'est vrai, ce type passait son temps à montrer les marques de ses objets : un coup je te montre que la montre c'est truc, le téléphone c'est bidule, les lunettes machin. C'est d'ailleurs ce qui m'énerve le plus avec les Bond faut absolument qu'ils montrent les sponsors comme le ferait un vulgaire comité des fêtes d'un village sans le sou.

D'ailleurs, si t'as vu ce film, tu as remarqué que le méchant lit les infos sur le net, sur le site de LCI version anglaise (ça existe ?) en particulier. Le logo est bien en vue, on peut pas le rater... Ah oui c'est vrai, le méchant s'appelle "Le Chiffre"... Oui mais alors pourquoi lire les infos en anglais... (écrites par les journaliste Pierre Le'jaque...) ?

(clique sur l'image pour l'agrandir)
Revenons à l'histoire. Bien. Quelques incohérences et fautes de raccord. Mais les cascades (la scène de poursuite à pied sur un chantier en Madagascar surtout) sont époustouflantes.
Bref,
un film plaisant à voir si t'as 2 heures à tuer.

mercredi 14 mars 2007

What is life like in Zimbabwe?

Pretty terrible for most people. Many factories and other employers have closed as the economy has gone from bad to worse.

Most of the population is trying to feed itself by growing food but the rains have not been good and hundreds of thousands are going hungry.

Prices are rising by the day. Zimbabwe's annual inflation rate is 1,700% - the highest in the world.

Basic items such as bread, sugar, petrol are often not available in local shops.



Oui oui tu as bien lu, une inflation de 1700% par an !!

Le pouvoir, c'est tout.

L'autre jour j'ai été absorbé dans une réflexion intense sur un paradoxe.
Le gars sur cette photo, oui le king of the world himself,
C'est un gars qui, quand des centaines (de milliers ?) de scientifiques indépendants lui disent qu'il y a plus que de très fortes probabilités pour que le changement climatique soit dû à l'activité humaine, qu'il faut agir vite pour éviter le pire, doute encore et retarde le moment parce que "bon ça peu coûter cher". En même temps, ce même homme donc, quand 2-3 potes à lui, militaires, rois du pétrole ou de la construction lui disent que le dictateur irakien a peut-être des armes de destruction massive,il y va, mobilise tout le monde, passe par dessus les résolutions de l'ONU, essaye de faire voter des budgets astronomiques pour entretenir la guerre, engage la vie de la jeunesse de son pays...
Le pire c'est que c'était des mensonges...

C'est paradoxal non ? On va le payer cher je le sens... on paie déjà je trouve... le monde est moins sûr depuis qu'il est aux commandes...

Le "Cocksucker Show" : Deadwood

Hier j'ai fini le visionnage de Deadwood. Mes références en matière de western s'étaient arrêtées aux films de Sergio Leone et de Cliont Eastwood. Avec Deadwood on passe à un autre pallier
Description Wikipedia :
Deadwood est une série télévisée américaine en 3 saisons et 36 épisodes créée par David Milch et diffusée depuis le 21 mars 2004 sur le réseau HBO. En France, la série est diffusée depuis le 16 février 2006 sur Canal+, alors qu'en Suisse c'est la TSR qui la diffuse depuis le 2 janvier 2007.
[...]
À la fin des années 1870, la petite ville de Deadwood, située dans le Dakota du Sud, est devenue un endroit sans foi ni loi où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l'or a attiré dans les Black Hills.
On y croise plusieurs personnalités historiques, telles que James Butler Hickock dit « Wild Bill », Calamity Jane, Seth Bullock, Al Swearengen.
[...]
Les scénarios impliquant les personnages ayant réellement existé sont basés sur des faits historiques connus, mais incluent également une grosse part de fiction. Certains personnages sont purement inventés.
La quatrième et dernière saison prévue à l'origine a été annulée par la chaîne HBO. Le nombre d'acteurs engagés étant trop important, et donc trop coûteux. Un accord entre le créateur David Milch et la chaîne a été passé pour que deux téléfilms de 2 heures soient tournés afin de conclure la série.
Ce que j'ai aimé dans cette série : l'humour bien sûr, l'intrigue, l'ambiance et surtout les personnages.
Mes préférés sont Al Swearengen, Calamity Jane et Charlie Utter.Al et Cy (le boss du bar concurrent)Calamity JaneBill Hickock et Charlie Utter

Al c'est un malin dans 2 sens du terme : il est le boss du premier bar/bordel de Deadwood, il était le boss officieux de la ville jusqu'à ce que celle-ci soit en passe d'être annexée aux États-Unis. Il fait sa loi, tue, venge, a le monopole sur le sexe et la drogue et en même temps, il a des failles, des faiblesses... fascinant.
Calamity et Charlie Utter étaient les compagnons du mythique "Will Bill". Une fois leur ami tué il sont désemparés et cherchent à avoir une place dans la ville. Calamity, une femme très "mâle" se plonge dans l'alcool et Charlie, un peu timide, devient l'adjoint du shérif et dirige la poste.

Une série à voir si t'as l'occasion.

Deux bandes annonce pour aiguiser les papilles :

http://www.dailymotion.com/swf/7bj23nQBZcv6M51W5
http://www.dailymotion.com/swf/242Qu9WTZiwDSc5F

(désolé pour l'instant blogger refuse qu'on incruste des vidéos dans les billets... bizarre)

mardi 13 mars 2007

A Constant Throb

Je suis toujours vivant cher lecteur/trice. Je n'ai juste, soit pas le temps, soit pas l'humeur pour billeter.
Ces derniers jours j'ai été tendu... stressé... plus que d'habitude...
mais j'ai l'œil...

En cours de visionnage : Deadwood, la série western made by HBO, diffusée récemment sur Canal +. J'en parlerai bientôt.
J'observe aussi très attentivement la campagne électorale française. J'en parlerai peut-être aussi.
Bref faut bien s'occuper l'esprit si on ne veut pas avoir le cerveau bousillé.
Stay tuned!

mercredi 7 mars 2007

Il peut être difficile de distinguer un homme libre d'un esclave.

samedi 3 mars 2007

Joyeux Anniversaire a Biloux aka Baber my old body

vendredi 2 mars 2007

Je suis riche !!!

En allant sur dnscoop tu peux prendre connaissance de certaines infos concernant ton site, notamment sa valeur marchande...
Celui-ci fait 1 200 060 $ ! C'est pas rien ! Mais bon, malgré mon sérieux manque de blé, le fait que même 200 000$ c'est quelque chose, je reste grand seigneur de coeur, non non non je ne vendrai pas ! Never is never !

jeudi 1 mars 2007

Ces choses...

Lu dans Du côté de chez Swann de Marcel Proust

En moi aussi bien des choses ont été détruites que je croyais devoir durer toujours et de nouvelles se sont édifiées donnant naissance à des peines et à des joies nouvelles que je n’aurais pu prévoir alors, de même que les anciennes me sont devenues difficiles à comprendre.

mercredi 28 février 2007

Les journaux...

Lu dans Du côté de chez Swann de Marcel Proust.

"[...]Ce que je reproche aux journaux c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.[...]"

mardi 27 février 2007

"notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres"

Lu dans Du côté de chez Swann de Marcel Proust :

Mais même au point de vue des plus insignifiantes choses de la vie, nous ne sommes pas un tout matériellement constitué, identique pour tout le monde et dont chacun n’a qu’à aller prendre connaissance comme d’un cahier des charges ou d’un testament; notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres. Même l’acte si simple que nous appelons «voir une personne que nous connaissons» est en partie un acte intellectuel. Nous remplissons l’apparence physique de l’être que nous voyons, de toutes les notions que nous avons sur lui et dans l’aspect total que nous nous représentons, ces notions ont certainement la plus grande part. Elles finissent par gonfler si parfaitement les joues, par suivre en une adhérence si exacte la ligne du nez, elles se mêlent si bien de nuancer la sonorité de la voix comme si celle-ci n’était qu’une transparente enveloppe, que chaque fois que nous voyons ce visage et que nous entendons cette voix, ce sont ces notions que nous retrouvons, que nous écoutons.
"Vous m'avez dit souvent que la longueur des phrases de Proust vous exténue. Mais attendez seulement mon retour et je vous lis ces interminables phrases à haute voix : comme aussitôt tout s'organise ! comme les plans s'étagent ! comme s'approfondit le paysage de la pensée !"
disait André Gide à propos d'À la recherche du temps perdu. Et c'est vrai que je comprend mieux, j'en ai mal à la gorge !

lundi 26 février 2007

TO SMOKE AWAY MY PROBLEMS AND MY LIFE

Hier après-midi je me suis fait plaisir. J'ai été lire en bord de mer. Un bord particulier (celui ou je fus avec Jeeb et Lolotte cet été), il n'y avait personne. Seul au monde j'étais assis sur les marches du moulin à vent. J'entendais seulement le grondement des vagues qui se forment et qui se brisent contrent les rochers. Je lisais "Du Côté de chez Swann" de Marcel Proust.
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage: une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint.
De temps en temps je levais mes yeux des pages et portais mon regard au loin, à l'horizon. Un cargo passait, je suivais sa course lente en rêvassant... J'étais bien.
Rien ne me rappelait le stress, la peine, les problèmes, l'angoisse... tranquille...

Puis sont arrivés des amoureux pour se bécoter...
J'étais de trop, mais je les enviais en même temps...

Je suis parti.

Il y a un an, à un autre bord de mer, je commençais "Voyage au bout de la nuit" de Céline... un autre style...

Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute.


J'avais oublié comment c'était bon d'être juste bien.

dimanche 25 février 2007

Telle est la question...

Entendu dans The Sopranos (je ne me souviens plus de quel épisode)

[cette photo ne représente pas le moment de ce dialogue, normalement il est en face d'elle à 1m50]

Anthony Soprano, le boss de la mafia locale, est chez sa psy Dr Jennifer Melfi :

Tony : Vous savez où j'étais hier soir quand vous avez appelé ?... J'étais devant une maison de passe, pendant qu'un gars qui bosse pour moi était à l'intérieur en train de foutre une raclée à un mec qui me doit de l'argent. Il lui cassé le bras... Il lui a mis une balle dans les rotules...

Dr Melfi : Et qu'est ce que vous avez senti ?

Tony : J'aurais bien aimé être à l'intérieur.

Dr Melfi : En train de mettre la raclée ou en train de la prendre ?

jeudi 22 février 2007

L'amour c'est comme l'alcool,
plus on est impuissant et soûl
et plus on se croit fort et malin,
et sûr de ses droits.
(Voyage au bout de la nuit, Céline ; p.78, Folio n°28)
Le tout c'est qu'on s'explique dans la vie.
À deux on y arrive mieux que tout seul.

(Voyage au bout de la nuit, Céline : p.15, Folio n°28)

mercredi 21 février 2007

Tout ça parce que je suis un mec...

Ce matin, pour la deuxième fois cette année, j'ai sorti le costard-cravatte pour aller à un entretien d'embauche. Hier, le gars pris sur son jour férié (le jour de carnaval ici c'est férié) pour faire le point sur les réponses a son annonce. Je lui avais envoyé mon CV au début de février quand même !
Je suis arrivé pile à l'heure même si mon timing me permettait d'arriver 1/4 d'heure en avance. Il m'a dit que c'était à côté de l'Hôpital (Saint Lazare, ça s'invente pas). Grâce à internet j'ai pu me faire des repères, je n'avais plus qu'à suivre toutes les flèches indiquant le fameux hôpital puis je me retrouverais. Et v'la t'y pas que la dernière flèche m'envoie sur une rue qui débouche sur une fourche m'obligeant ensuite à suivre mon instinct ! hmmmm allez ! à droite ! oooof c'était bon...
C'est une vrai habitude ici, que les indications te laissent tomber au bout de quelques rues... C'est reservé aux gens qui savent...

Mais je m'égare (c'est le cas de le dire).

L'entreprise où je me rendais, je le savais, était en fait un magasin de panneaux solaires. Son gérant, le gars qui m'a reçu, avait la quarantaine et arborait le bouc brun pour compenser, sans doute, son absence de cheveux... Il était en jean+pull (pourquoi me suis-je donné tant de mal ?). Leur secrétaire-comptable va être en congé maternité à la fin du mois, et ils ont besoin d'une remplaçante pour au moins 18 mois, "ensuite on verra..."

J'ai bien dit remplaçante, j'étais le seul candidat masculin de toute la pile de CV qu'il m'a montré. Il m'a ensuite dit parlé des tâches à réaliser : réception téléphonique, saisie du courrier, facturation, saisie des devis, comptabilité... Il m'a ensuite montré le bon vieux Word 2000® en me demandant si je connaissais... puis un logiciel de compta qui ressemblait vaguement a Ciel®... Je lui ai répondu, en essayant de pas trop le vexer, que c'était du niveau du primaire pour moi, vu qu'en France j'ai commencé ma vie ouvrière à ce genre de poste... "Hmm en France, oui j'ai vu sur le curriculum" m'a-t-il réagi... Il m'a félicité pour ma qualité d'expression sans accent.

Il m'a ensuite dit que mon profil était intéressant MAIS que j'allais pas avoir le poste puisqu''il avait déjà choisi une fille qui était venue le voir la veille (hier donc). Il m'avait reçu parce qu'il était curieux de rencontrer le seul mâle de ses candidats et parce qu'il ne voulait pas être impoli... Puis il a bredouillé des paroles d'excuse et de "bon courage" et nous nous séparâmes.

Arrivé à la voiture je me suis débarrassé de la cravate et j'ai démarré direction Carrefour... pour distraire mes nerfs.

En tous cas c'était gentil de sa part, lui au moins il m'a répondu... La plupart du temps j'ai l'impression d'adresser mes candidatures à des poubelles lointaines...

Je disais plus haut que j'avais eu un autre entretien. C'était mi-janvier... entre mes problèmes de PC. En fait ce n'etait pas vraiment un entretien même si je l'ai compris ainsi. En fait j'ai mis mon costard-cravate pour aller faire la queue et remettre une lettre de motivation et un CV... qu'ils avaient déjà... toujours pas de réponse...

La patience.... la patience...

PS: le salaire chez le vendeur de panneaux solaires était d'un montant scandaleux (!!!) de 650€ !

dimanche 18 février 2007

Breath Me

Rien que pour la chanson ce clip de promo pour la cinquième saison de Six Feet Under.

Breath Me de Sia

samedi 17 février 2007

Le prof qui tue (2)



Jacques Lacan, "vous faites bien de croire que vous allez mourir bien sûr"
"A savoir que le langage ça n'a jamais... ça ne donne jamais... ça ne permet jamais de formuler que des choses qui ont 3, 4, 5, 10, 25 sens..." Jacques Lacan,

jeudi 15 février 2007

Voir l'argent comme un moyen et non comme une fin, ça calme.

Abd al Malik , La gravité

Total Rapia

Hier on apprenait les bénéfices record de la société Total. J'ai fait les comptes, 12 585 000€ ce ne sont que 8% du chiffre d'affaires (153 802 000€)... booooh c'est nul !

Aujourd'hui on apprend que dans le "Procès de l'Erika . Total nie toute responsabilité", "... le groupe n'entend pas reverser la moindre miette aux 70 parties civiles, collectivités bretonnes en tête, qui attendent du procès des indemnisations pour les dégâts de la marée noire de décembre 1999, dont le total dépasserait le milliard d'euros."

Ils auraient dit aussi en off : "Nous aussi on n'y a perdu avec le naufrage ! Tout ce pétrole à la mer, c'est du manque à gagner bande de ploucs ! Nous on fait des affaires, on en a rien à foutre de vos conneries."

Vive le Rien-à-Foutre décomplexé !

PS: Après avoir lu ma prose tu te dis que je suis qu'un gauchiste qui aime pas que les entreprises fassent des benefs. Bien au contraire, qu'elles en fassent du benef', mais qu'elles jouent pas les rapias quand les responsabilités ne sont pas clairement définissables... C'est comme si un bourgeois ne s'abaissait pas à ramasser les crottes faites par son chien sur la voie publique sous prétexte qu'il n'est pas le chien...

mercredi 14 février 2007

La vie sans amour est sans vie...



Nous y re-sommes, la Saint-Val', la fête des amoureux et des fleuristes.
Ma situation n'a toujours pas évolué depuis ce que j'ai écrit il y a un an :
JE NE SUIS PLUS AMOUREUX
Bon d'accord, j'ai eu un passage amoureux qui a duré quelques jours il y a quelques mois mais c'était voué à l'echec. Ce n'est donc pas une raison pour moi, encore une année, de fêter avec les couples du monde entier. Tant pis. Une autre fois. Bonne fête à vous les jeunes !

56, Rue de Varenne


Je me rendrai «Rue de Varenne»
En souvenir de ta mémoire
Car tu es celui que mon cœur aime
De l’aube jusqu’au soir

Mes yeux découvriront les paysages
Que tu as connus et aimés
Et je suivrai les sillages
Des chemins que tu as empruntés

Tu es la force qui m’amène
À aller toujours plus loin
Ma vie est devenu un poème
Semblable aux tiens

Mon existence entière a changé
Je vais désormais au bout de moi
Et dans tes vers chantés
Je retrouve candeur et joie

En marchant au bord de la Seine
Mes pensées vogueront vers toi
Et arrivé «Rue de Varenne»
Mon cœur ému te saluera

J’entreprendrai ce long voyage
Pour visiter les lieux
Où mon poète a vu ses dernières images
Et fait ses adieux

Aragon

mardi 13 février 2007

Conseils à un amoureux déchu

Entendu dans Six Feet Under S05E06 "The Rainbow of her reasons"

L'amour n'est pas quelque chose que tu ressens,
c'est quelque chose que tu fais.
Si la personne avec qui tu es n'en veut pas,
rends-toi service
et garde-le pour quelqu'un qui en veut.

lundi 12 février 2007

Les parasites...

Entendu dans Six Feet Under S05E11 "Static":

Nate, le frère de Claire, vient de mourir. Lors d'un moment de chagrin, Claire discute avec le 'fantôme' de Nate.

Claire:
[...] maintenant t'es de plus là putain ! C'est... c'est juste que...

Nate: Claire.

Claire: Quoi ?! C'est nul !

Nate: Arrête d'écouter les parasites.

Claire: Et ça veut dire quoi ces conneries ?

Nate: Rien. Ça veut juste dire que dans le monde, tout est comme cette... onde qui se déplace dans le noir. Mais tout. La mort, la vie, tout, tout est complètement envahi de parasites. Tu comprends ? Mais si tu écoutes trop les parasites, ça te bousille.

Claire: T'es défoncé ?

Nate: Oui, complètement.

dimanche 11 février 2007

Vous êtes un Wiinneur


Pour en voir d'autres ->clique ici

Carnivàle

[Mise-à-jour du 11/02/07: ajout de la bande-annonce en VF (même si le visionnage en VOST est souhaitable]

Hier j'ai fini le visionnage de la 2e et dernière (pour l'instant ?) saison de la série TV Carnivàle. Carnivàle est une compagnie de forains qui traverse l'Amérique dans les années 30. Il y a des manèges, des strip-teaseuses, des cracheurs de feu, une charmeuse de serpents, des cartomanciennes et aussi des gens étranges (femme à barbe, des soeurs siamoises, 'l'homme le plus fort du monde', l'homme le plus grand'). Tous ces gens sont dirigées par La Direction (que personne n'a jamais vu et dont on est même pas sûr de l'existence) par l'intermédiaire de Samson, un ancien 'nain de foire'.


Un jour ils rencontrent sur leur chemin, Ben Hawkins en train d'enterrer sa mère avant qu'on ne démolisse sa maison, et l'embauchent comme homme à tout faire (il monte et démonte les manèges, charge et décharge les camions...). Il ne parle pas beaucoup et a un sale caractère. Il a des rêves étranges et on apprend, en fin de premier épisode, qu'il a un pouvoir extraordinaire.
De l'autre coté des US, il un prêcheur méthodiste, le Frère Justin qui veut construire une église pour accueillir et diffuser la foie, surtout aux migrants. Il a lui aussi des rêves étranges et a, peut-être une connexion avec Ben).
Je ne peux pas en dire plus sinon je dévoilerai le suspens. C'est une série sombre (pour les longue soirées d'hiver au coin du feu). Son auteur a voulu créer une nouvelle saga épique à la Seigneur des Anneaux, mais en moins manichéenne. La réalisation est parfaite, les décors aussi. La couleur est charmante (au sens charmeuse) et les personnages sont attachants (et certains drôles).
Comme d'habitude chez HBO, il s'agit d'une série à couches avec plusieurs histoires qui se croisent et se décroisent, des secrets, des manipulations... et surtout une mythologie avec des avatars ayant chacun un pouvoir ou un rôle dans l'intrigue... je ne peux pas en dire plus... faut voir... chaque détail compte...



L'auteur avait prévu 6 saisons, pour 3 époques différentes, malheureusement cette série "n'a pas trouvé son public" et a été arrêtée au bout de 2 saisons. On a quand même beaucoup de réponses et enfin une vue d'ensemble de l'intrigue, mais il reste des zones d'ombre et des points en suspens... La chaîne aurait des projets de téléfilm pour raconter la suite mais ce n'est pas encore concrétisé...
A voir si on aime le réel peint avec du fantastique.

The Wire (sur écoute)

[Mise-à-jour le 11/02/07: ajout d'un récapitulatif de la 1ère saison]
Il y a peu j'ai commencé le visionnage d'une série télé policière qui a pour titre "The Wire", mot que l'on peut traduire par "fil" ou "câble", dans ce cas fil ou câble téléphonique, puisque le titre français est "Sur Ecoute".

C'est produit et diffusé sur la HBO aux US et sur Jimmy en France et ça en est à la 4eme saison.

Je n'ai, pour l'instant, vu que les premiers 13 épisodes.

Dans cette série on suit l'enquête de police de Baltimore. J'ai bien dit enquête, parce que, contrairement aux Experts, l'enquête ne se résout pas en 50 minutes mais en plusieurs épisodes de 58.

La première enquête consiste à écrouer une organisation de trafique de drogue dont on est même pas sûr de l'existence de son boss...


Avec ce format on a le temps d'installer les personnages, attachants, de décrire avec une certaine précision les méthodes et surtout les pressions de la hiérarchie, de la bureaucratie, des collègues et des citoyens... parce qu'au bout du compte, ce qui frappe le plus les "électeurs" c'est des photos d'une table sur laquelle sont déposées des liasses de billets, de paquets de drogue et des armes... ayant appartenu a un semi-grossiste plutôt que le démantèlement d'un réseau qui va du petit dealer-au politique qui prend des pourboires pour étouffer l'affaire...


On a aussi le temps de décrire "l'entreprise de dealage". Une entreprise avec ses "salariés", ses "clients", son "organisation", ses "fournisseurs"...

Bref, on prend le temps de comprendre, sans forcément excuser, et d'éclairer l'action politique en matière de justice et de lutte contre le crime...

Malgré les quelques moments drôles et les personnages attachants et touchants, le tout reste pessimiste et sombre...

vendredi 9 février 2007

I'm just saying you only get one life

Entendu dans Six Feet Under S05E11 "Static" :


Moi tout ce que j'en dis,
c'est qu'on n'a qu'une vie.
Il n'y a pas de Dieu, pas de règle,
pas de jugement
en dehors de ceux que l'on accepte
ou que l'on établit soi-même.
Et une fois que c'est fini, c'est fini.
Sommeil sans rêve pour l'éternité.
Alors pourquoi ne pas être heureux
tant que l'on est ici ?
Vraiment.
Pourquoi ?

Ma Vie digitale (2)

Gmail est enfin devenu parfait ! ou presque.

En tous cas, maintenant avec Gmail Fetcher on a la possibilité (pour l'instant avec l'interface en English US) d'"aspirer" les mails d'un autre serveur mail avec le protocole pop3... je peux enfin regrouper tous mes mails (j'étais chez Yahoo avant) ! Et comme chez gmail on a 2815Mo de place pourquoi se priver ?

jeudi 8 février 2007

Death Works Overtime

Debout : Brenda (gauche), Ruth (droite), Rico (au fond) ;
Assis autour de la table : Claire, Nate, David et et son copain Keith (dans le sens des aiguilles d'une montre)

Dans la rubrique "ce programme n'a pas trouvé son publique c'est pourquoi il est baladé dans la grille, diffusé dans le désordre et à des heures nocturnes sur des chaînes confidentielles en France", je te présente Six Feet Under (Six Pieds Sous Terre en français).

Le résumé de Wikipedia est très bien fait :

Créée par le scénariste d’American Beauty, cette série raconte le quotidien de la famille Fisher qui possède une entreprise de pompes funèbres à Los Angeles, Fisher & Sons.


L'histoire commence alors que la famille Fisher s'apprête à se réunir pour la fête de Noel à Los Angeles. Nathaniel Fisher, le père de famille se fait percuter par un bus et meurt sur le coup. Son fils aîné Nate, qui a fui les pompes funèbres pour aller vivre à Seattle, rencontre Brenda Chenowith en chemin et a une brêve aventure avec elle. Claire Fisher, encore lycéenne, conduit un corbillard repeint en vert et a la réputation d'être bizarre. Elle s'intéresse à Gabriel, un garçon peu fréquentable. David Fisher, le second fils, n'ose pas révéler son homosexualité à sa famille. Enfin, Ruth Fisher, l'épouse de Nathaniel, bien que prude et pieuse, entretient une relation charnelle avec Hiram, son coiffeur.

Lorsque Nathaniel Fisher décède, sa famille est désemparée et les rôles se redistribuent, les secrets sont mis à jour.

[...]

Loin d’être macabre, la série aborde, souvent avec une pointe d’humour noir, de nombreux sujets de société tels que :
  • l’amour, l’homosexualité, l’infidélité
  • les relations familiales,
  • la religion, le sens de culpabilité
  • la politique
  • l'éducation artistique
  • ... et la mort bien sûr.

Chaque épisode s'ouvre sur un décès (le « client » de l'entreprise Fisher & sons) : tragi-comique, violent et rapide, banal, accidentel, sans douleur, scabreux... Les auteurs se sont autorisés tous les registres, souvent en collectant des anecdotes tirées de la vie réelle.

Rico est l'employé des Fisher et deviendra leur associé par la suite...



Cet extrait démontre bien la loufoquerie qu'il peut y avoir entre des moments tristes, on nous montre la vrai pensée des personnages et c'est très drôle souvent...

Si t'as l'occasion hésite pas à jeter un oeil parce que les personnages sont attachants et non-manichéens... C'est à la fois dense et drôle.

Look Who's Back


Ça faisait longtemps que j'avais pas écrit dans le blog !

C'était la faute à mon ordi... enfin sa carte mère. Heureusement elle était encore sous garantie, mais les spécialistes en informatique (puisqu'ils en font commerce dans leur magasin) auxquels je l'avais acheté en septembre 2005 n'arrivaient pas à détecter le problème... un coup c'était le boîtier (50€), un autre coup c'étaient les jumpers qui étaient mal positionnés (10€ pour les replacer), après fallait voir le disque dur où étaient les systèmes d'exploitation (Xp et Ubuntu) que j'ai dû reformater et repartitionner de A à Zeu (heureusement il existe le Ubuntu Live CD incluant son Gparted qui m'a permis de faire toutes ces opérations sans perdre de données)... et puis finalement, les spécialistes se sont rendus à l'idée que le problème venait de la carte mère (niq' sa mère la carte !!). Comme à l'époque j'ai pris la carte la moins chère c'était très bas de gamme, du coup aujourd'hui on a du mal à la trouver. Le sympathique magasin était prêt "à me faire la faveur de remplacer l'ancien modèle (ASROCK) par un modèle plus récent équivalent et surtout d'une meilleure marque (ASUS). Vendredi en la plaçant dans le boîtier elle voulait pas démarrer... problème de boîtier ! un boîtier tout neuf !! j'ai dû attendre jusqu'à avant hier qu'ils reçoivent le boîtier, et surtout, je les soupçonne d'avoir tout fait pour pas avoir à me faire une "faveur" et ils m'ont mis une carte identique à l'ancienne... j'avoue, j'ai était déçu :-S ... c'est pas très commercial de leur part...
enfin bref, ça marche... pour l'instant :-)

mardi 23 janvier 2007

Mon questionnaire de Proust

Ma vertu préférée : L'humilité

Le principal trait de mon caractère : La timidité

La qualité que je préfère chez les hommes : Le sens de l'humour

La qualité que je préfère chez les femmes : La douceur

Mon principal défaut : L'imperfection de mes qualités

Ma principale qualité : La perfectibilité

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : Leur compréhension/tolérance/acceptation vis-à-vis mes défauts

Mon occupation préférée : Buller

Mon rêve de bonheur : Ne plus avoir le noeud de l'angoisse dans l'estomac pendant de très très longues périodes

Quel serait mon plus grand malheur ? Avoir continué dans la solitude engendrée par ma timidité

A part moi -même qui voudrais-je être ? Jimi Hendrix

Où aimerais-je vivre ? Loin

La couleur que je préfère : Le bleu ciel foncé

La fleur que j'aime : La rose bleue

L'oiseau que je préfère : L'albatros de Beaudelaire

Mes auteurs favoris en prose : V. Hugo, M. Puzo, S. King, Ed Mcbain, Céline, J. Verne, M. Proust, Steinbeck, D. Buzatti, Zola, Flaubert...

Mes poètes préférés : Beaudelaire, V. Hugo, Aragon...

Mes héros dans la fiction : M. et V. Corléone, A. Soprano, Léon, Jean Valjean, Lennie de Des Souris et des Hommes, Onizuka, J.R....

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Marie ("Pleine de Grâce"), Matilda, Leeloo...

Mes musiciens préférés : D. Bowie, L. Kravitz, Ben Harper, M, Tété, Jimi Hendrix, Bucley...

Mes peintres préférés : Vermeer, De Vinci, Dali, Picasso...

Mes héros/héroïnes dans la vie réelle : Gandhi, Mohamed Ali, Mandela, Rosa Parks...

Mes héros dans l'histoire : Tous ceux qui ont contribué à l'imposition de la règle : "Tous les hommes naissent libres et égaux en droits..."

Ma nourriture et boisson préférée : Pates, pizza et jus d'orange...

Ce que je déteste par-dessus tout : La Négligence

Le personnage historique que je n'aime pas : Hitler

Les faits historiques que je méprise le plus : je ne méprise pas l'histoire

Le fait militaire que j'estime le plus : La paix

La réforme que j'estime le plus : Celles qui donnent des droits aux plus faibles

Le don de la nature que je voudrais avoir : Celui de la métamorphose à volonté

Comment j'aimerais mourir : Dans mon sommeil

L'état présent de mon esprit : Embrumé

La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : la faute de goût

Ma devise : J'en ai pas... euh "tous pour un, un pour tous"

(Les réponses de Proust à ce questionnaire en ligne)

samedi 20 janvier 2007

vendredi 19 janvier 2007

C'est des poissons ?

On sait que le poisson a une mémoire courte. On pourrait lui mettre de la bouffe électrifiée sous le nez, il y reviendrait indéfiniment, même si ça fait mal, comme si il avait pas reçu le premier coup de jus.

Les médias (qui causent Présidentielles 2007) sont comme les poissons. En 1995, en 2002 ils remplissaient les écrans et du papier avec des sondages de 2nd tour (oubliant le 1er)... fantasmaient un duel (Chirac vs Balladur puis Chirac vs Jospin) avec chaque fois tout faux et du coup "oubliaient" de parler (suffisament) des "petits candidats"... "Ils sont pas représentatifs !"

C'est pas grave de faire des "photographies de l'opinion", ce qui est grave c'est de laisser entendre que c'est des prévisions, des gens se disent "c'est plié" et vont pas voter ou alors votent pour contester... et puis c'est le drame. Les sondages c'est du déclaratif et il y a toujours des marges d'erreur. Exemple vu dans Complément d'Enquête sur France 2 (encore visionnable en ligne), le même jour 2 journaux différents publiaient 2 sondages pour le 2nd tour !!! "Sarko'vs Sego'", avec dans l'un et l'autre un gagnant différent (51-49 et 52-48). L'un des sondages était même en Une du Figaro. Sachant que la marge d'erreur est de 3 points... do the maths!

Dans son blog, Domaine d'Extension de la Lutte, Guy Birenbaum reprend les sondages d'alors et c'est édifiant... ces journalistes sont des poissons !!! ou juste cons...

mercredi 17 janvier 2007


I'm the greatest thing that ever lived. I'm so great I don't have a mark on my face. I shook up the world.
Statement from the boxing ring after beating Sonny Liston (1964-02-25); as quoted in "When Clay shook up the world", 2004-02-24)

lundi 15 janvier 2007

"Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla Sarkozy Ségolène blabla ............."
VOS GUEULES !!!

dimanche 14 janvier 2007

De l'oubli

Lu je sais plus où et tellement vrai :

"Je suis un mauvais 'petit-copain' mais un super ex. Entre autres, parce que je suis super facile à oublier. Une aptitude merdique mais utile..."

samedi 13 janvier 2007

Don't Give Up

J'aime cette chanson, j'aime le style de la chanteuse, j'aime ce clip.

The Noisettes, Don't Give Up

Bouge ton corps !!

mercredi 10 janvier 2007

Je pense pareil que lui...

Ils en sont pour la plupart persuadés.

Presque tous les journalistes que j'ai croisés ces derniers jours parient désormais sur "le second tour que les Français veulent : Ségo/Sarko".

S'appuyant sur les sondages, le doigt mouillé ou le sens du vent, ils l'assènent avec vigueur - et souvent de manière péremptoire - à ceux qui osent leur faire remarquer que les choses ne sont peut-être pas si simples.

Rien n'y fait.

[...]

Eh bien, au risque de me répéter et de heurter quelques confrères, je continue d'affirmer qu'il est bien trop tôt pour accepter ces affirmations et pour prendre de tels paris.

Pour ma part, contrairement à mes éminents confrères, je respire de plus en plus autour de moi des "parfums" mêlés du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005.

Comme un gigantesque coup de pied au cul qui se prépare.

Ou une bonne paire de claques dans la gueule...

L'insouciance et l'amnésie qui m'entourent m'étonnent énormément.

Il n'y a pas que le climat qui est détraqué...


La version intégrale est sur le Blog NRV de Guy Birenbaum

mardi 9 janvier 2007

samedi 6 janvier 2007

Résolution 2007

En fin d'année il passait à la radio un spot de pub où une bande de pseudo jeunes vantait des jean's pas cher en vente dans une grande surface. La pseudo bande de jeunes concluait par, en gros, c'est pas cher X€ pour des "jean's qui déchirent". Des jean's qui déchirent donc... j'ai pas confiance...

Je sais, je sais c'est la façon des publicitaires d'intégrer le langage de jeunes dans leurs messages à caractère commercial. Mais ce n'est pas n'importe quel comédien qui sait imiter une certaine façon de parler ou certains accents, ça en est ridicule si c'est mal fait, si en plus c'est pour dire de telles bêtises... des jean's qui déchirent...
C'est comme cette manie d'écrire les slogans en SMS... c'est crétin.

Faut pas (trop) les blâmer les publicitaires, les pauvres ne font qu'imiter la cible... Quand on entend les jeunes dire à tout bout de champ : "je suis trop véner", "je suis trop dégoutté hein", "je passe trop pour une nase", "ça déchire trop sa race"... normal qu'on essaye d'utiliser leur code pour le convaincre que c'est bien le produit que l'on vend.

L'autre mode c'est de multiplier les "très" : "il fait très très chaud", "je suis très très très en retard"... et celle de rajouter "-ssime" à la fin des mots "c'est chiantissime !", "c'est sublissime !", "c'est connissime"...
Ça fait trop carrément très débilissime !

Tout ça pour dire, ma seule résolution pour cette année 2007 est d'essayer de bien parler et d'éviter les tics de langage... autant se distinguer de la masse en parlant meilleur non ?

PS : non tu ne m'entendras plus dire "grosso merdo" au lieu de "grosso modo" !

lundi 1 janvier 2007